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L'officiel sur la tête

La Gazette > 28e journée

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Les résultats de la journée

Lyon-Bordeaux : 4-2
Nancy-Monaco : 2-0
Marseille-Saint-Étienne : 2-0
Rennes-Paris SG : 2-0
Auxerre-Lens : 0-0
Valenciennes-Lille : 0-0
Nice-Le Mans : 0-0
Caen-Lorient : 0-0
Toulouse-Sochaux : 1-2
Strasbourg-Metz : 2-3



Les 5 gestes de la journée

• La parade d’Audard sur une tête à bout portant de Sorbon, qui aurait eu droit à dix ralentis si elle avait été exécutée par un jeune gardien prometteur de l’OM.
• La spontanéité de la frappe en pivot décochée par Sessegnon à l’entrée de la surface niçoise, qui ricoche sur le poteau opposé.
• La feinte de corps Pelé 70 réussie par Dia sur Ruffier, poussant l’hommage jusqu‘à rater le cadre pour finir son action comme le Roi.
• Le contrôle qui soulève le ballon et la volée enchaînée de Nasri qui finit sur la transversale.
• La José-Luis Touré-Fernandez de Bodmer.  


Les 5 antigestes de la journée

• L’extérieur de Kandia Traoré qui parvient à rater le cadre à quatre mètres de la ligne de but, alors que Douchez était resté scotché au sol après avoir détourné un coup franc de Dalmat.
• La Cearà de Clément, plein axe, à l’origine du deuxième but rennais.
• Le top buts identiques contre son camp : 1. La tête retournée de Sakho ; 2. la tête retournée de Diop ; 3. la tête retournée de Modesto.
• L’imitation confondante de Dehu réussie par Bolivar en accompagnant le ballon en sortie de but, évitant le corner jusqu’à ce que Fortuné ne parvienne à centrer pour Hadji seul aux six mètres pour aligner Ruffier.
• La Canada Dry de Réveillère sur Wendel: ça a la couleur de la Taylor, le goût de la Taylor, mais ça ne gicle pas comme une Taylor.
• La passe de matador réussie par Coupet sur le coup franc de Wendel.


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"Les gars, je viens de regarder leur échauffement. Un conseil: centrez sur le punk".


La bannette

Le champion de Mastermind
José Anigo (om.net) : "C’est une bonne chose d’avoir gagné car on reste sur une victoire".

L'équipe de hamsters
Pape Diouf (om.net) : "Nous sommes toujours dans la roue de Nancy".

Le consultant en kick boxing
Christophe Galtier (olweb.fr) : "Ce fut un match de très haut niveau tant dans l’intensité que dans le jeu, un très beau spectacle".

L’objectif atteint
Jean-Michel Aulas (olweb.fr) : "Il faut déjà être champion, c’est la priorité". Ça tombe bien, vous êtes déjà champions.

La condamnation ferme
Alain Cayzac (Le Parisien) : "Si on descend en Ligue 2, je vais prendre quinze ans".

Le lancer de nain
Éric Gerets (om.net) : "[Mathieu Valbuena], tout le monde joue un petit peu avec lui en ce moment".

La détente verticale
José Anigo (om.net) : "Mathieu Valbuena franchit des paliers énormes en ce moment".

La mutation génétique
Xavier Giraudon (Canal+) : "C'est une tête-cuisse qui finit dans les bras de Richert".

Le doigt de pied
Xavier Giraudon (Canal+) : "Il est pied droit-pied gauche, Dalmat, totalement ambidextre".

L'arbitre des élégances
Gilles Veissière (Canal+) : "Les fautes sont criardes".

Le cheval donné
Laurent Roussey (L’Equipe) : "Nous leur faisons des cadeaux et nous les remettons en selle".

La puberté express
Johan Elmander (L’Equipe) : "Nous nous sommes comportés comme des petits garçons […] Maintenant c’est une histoire d’hommes".

Le cadre qui en a marre de se dérober
Olivier Rouyer (Canal+) : "La barre transversale, qui est venue au contact du ballon".

Le pas de ligue deux
Élie Baup (Canal+) : "Faut rien lâcher, faut que plus que jamais on se lâche".

Le coaching contemplatif
Xavier Giraudon (Canal+) : "Élie Baup et son staff sont restés une heure et demie derrière nous pour essayer de penser à l’avenir".

L'Olympique aliéné
Franck Sauzée (Canal+) : "On retrouve Benzema dans un rôle de désaxé".


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Damien, le fils du Démon, né le jour du premier titre lyonnais, est sur le point de lancer la Septième Malédiction sur la Ligue 1.



Le top "matches qu’on aurait pu ne pas jouer"

• Antoine Kombouaré : "C’est un très bon point".
• Rudy Garcia : "Un bon point".
• Jean Fernandez : "C’est un bon point de pris pour Auxerre".
• Franck Dumas : "Un point qui va nous faire du bien".
• Antoine Kombouaré : "Content d’avoir pris un point".
• Cédric Kanté : "Parfois il faut savoir se contenter d’un point".
• Toifilou Maoulida : "C’est un bon point de pris avant de recevoir Lille".
(citations : L'Équipe)

Le dindon de la farce
Alou Diarra (L’Equipe) : "Prendre un point, ce serait déjà bien".



cartonnage_ol_gb.jpgPas de sommet sans casser des joueurs

Galvaudé au possible en Ligue 1, le terme de "sommet" se justifiait pour une fois avec ce Lyon-Bordeaux qui recelait plus d'enjeu pour le titre qu'aucun autre match depuis bien longtemps. Le fantôme d'une réelle concurrence prenait en effet quelque consistance avec les trois points d'écart entre les deux adversaires, dans le contexte d'un affaiblissement présumé de l'OL.
Indéniablement, la rencontre a tenu bon nombre de ses promesses, avec une intensité marquée, un niveau technique honorable, une appréciable dose de suspense et un score généreux. Mais on peut aussi la considérer sous l'angle de "l'engagement" auquel elle a donné libre cours, un euphémisme que l'on pourrait légitimement remplacer par "brutalité". Au cours des premières minutes, on a en effet assisté à un taquet d'Alonso sur Benzema, un tacle au genou de Fred sur Jurietti, une vendetta de Henrique sur le Brésilien, une cravate de Henrique sur Cris, une taloche de Wendel et quelques collisions aériennes en guise d'apéritif.


My Taylor is Réveillère
En ce sens, l'agression de Réveillère sur Wendel et la blessure de ce dernier ont été la conséquence logique, quasiment statistique, du niveau d'engagement toléré sur le terrain. À un ou deux dixièmes de seconde près, on aurait même pu avoir un remake de la blessure d'Eduardo  – ou bien, au contraire, un tacle réussi.
Au commentaire, les commentateurs et consultants de Canal+ se sont scandalisés de ce fait de jeu (et de la non-décision de Stéphane Bré – dont ils avaient auparavant vanté ce sens de la psychologie, qui lui avait évité de trop "cartonner" les joueurs)... mais ils l'auront totalement oublié au moment de dresser le bilan de ce match à cinquante fautes, en s'enthousiasmant bruyamment et sans réserve.

Alors peut-être faudrait-il, en bonne logique, accepter le risque de blessures graves comme une conséquence du "spectacle" tel que les acteurs du foot le définissent... Il reviendrait aux clubs de souscrire les assurances médicales idoines et de se garantir contre le risque de recours juridique des Caisses primaires d'assurance maladie qui doivent financer les accidents du travail dont sont inévitablement victimes nos héros sacrifiés sur l'autel de la traumatologie. Le football y gagnerait en cohérence.



Les mots pour le pire

"Laminé – hostile – corrosif – agressif – manque de franchise – litanie de poncifs – pas le niveau – dépités et agacés – furieux – accablés – incapable – frôler le ridicule – s’enfonce dans la médiocrité – illusion – certainement très hostile – mourir".

Il ne s’agit pas de mots utilisés dans l’autocritique de Guillaume Dufy sur ses propres articles dans L'Équipe, mais de ceux qui lui ont servi pour qualifier le PSG et ses supporters lors de ses deux articles du week-end.


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Le club des Chiffres et des Lettres du seizième arrondissement est obligé de demander de l'aide pour former un mot avec les lettres LFATOKS.



Les cadences infernales de l’OM

Dernier représentant français en Europe, l’OM a devant lui trois montagnes à gravir, dont il est dur de hiérarchiser l’importance. Le Vélodrome n’ayant pas vu autant de football depuis longtemps, il serait dommage de ne récolter aucun fruit en fin de saison. Le choix est impossible: la Coupe de France est le chemin le plus court vers un titre qui fuit Marseille depuis quinze ans, d’autant plus accessible que beaucoup s’accordent pour voir en l’OM le meilleur club français de cette deuxième partie de saison. L’Europe est trop inscrite dans les gênes pour être négligée, et le championnat est une priorité absolue dans l’objectif gagner une place en C1 et de conserver des joueurs déjà courtisés.

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Le calendrier devient critique, et l’on s’aperçoit à l’occasion que celui-ci a été prévu… pour les équipes qui ne jouent pas l’Europe. Les 24 matches théoriques prévus en 85 jours entre le 1er mars et le 24 mai font monter la fréquence à une rencontre tous les 3,5 jours. Deux par semaine, sans discontinuer, pendant trois mois. Autant dire qu’il est impossible de jouer sur les trois tableaux, et Laurent Blanc a dû penser à cet OM-Bordeaux coincé au milieu de la demi-finale de C3 lorsqu’il a laissé filer celle-ci. Mais pourquoi diable n’avoir prévu que quatre matches en septembre? Comment espérer gagner un jour une coupe d’Europe en organisant de tels embouteillages en fin de saison?

Le plus triste reste probablement que si les dirigeants devaient choisir de jouer une des deux coupes ou une place qualificative en C1, ils opteraient pour l’option qui n’offre aucun trophée, qui ne marque pas l’histoire, mais qui est indispensable pour construire dans la durée. Si ne pas aller au bout des compétitions auxquelles on participe est le meilleur moyen de développer son club, c’est que le foot est bel et bien en train de marcher sur la tête.



La triple minute pathologique

À propos du refus du Board de poursuivre les tests sur l’assistance technique à l’arbitrage:
• Jacques Crevoisier (Canal+) : "C’est de l’obscurantisme, un déni d’intelligence, une posture moyenâgeuse".
• Eugène Saccomano (RTL) : "C’est le sport le plus réactionnaire qui existe. Regardez le rugby ! Clair, net la vidéo!"
• Pierre Ménès (m6chat.fr) : "Se priver de la vidéo, c’est la plus grosse connerie que puisse faire le football. […] Ça a ce côté passéiste, mais enfin bon, visiblement ils préfèrent bouffer et se bourrer la gueule au buffet que de prendre des décisions qui font avancer le football".



tavernost_aulas.jpgTavernost passe les plats

Quand un actionnaire de club, auquel on reproche sa méconnaissance du football et son manque d'investissement (au propre comme au figuré), se rend dans l'arène, il se met en danger de proférer des bêtises trahissant son inculture. Nicolas de Tavernost (président de M6) n'a pas pris de risques en allant soutenir les Girondins à Gerland. Probablement conseillé par des experts en communication, il a choisi de s'en remettre à un grand classique de la démagogie footballistique: "Certains arbitres répètent qu'ils sont là pour protéger l'intégrité physique des joueurs. J'ai reçu dix SMS pendant le match à ce sujet. C'est une véritable agression qu'il a subie. [M. Bré] devait le sortir, il devait revenir à la faute" (lequipe.fr).

On ne contestera pas que Réveillère a effectivement échappé à une expulsion méritée, mais cette sortie pas très aérienne d'une personne qui devrait prendre un peu de hauteur en dit long sur le degré zéro du débat sur le jeu. Avec ce qu'il faut de comique involontaire pour visualiser le président Tavernost en train de consulter son téléphone portable au lieu de suivre la rencontre.



Pierre Ménès sait faire le grand écart

Dans la série "satané Internet qui archive tout", le chroniqueur vedette de 100% Foot s’est une nouvelle fois fait prendre par la police…

Le 3 août 2007 (Yahoo foot): "Certains vont sûrement me prendre pour un fou, mais je place Paris parmi les prétendants à l'Europe. Le recrutement a été minimaliste mais à mon avis judicieux, les matchs amicaux sont prometteurs et je crois savoir que Le Guen va s'appuyer sur les jeunes et je vois bien N'Gog exploser cette saison".

Le 11 mars 2008 (m6chat.fr) : "Il y a un an aujourd’hui jour pour jour, ils étaient dix-neuvièmes avec trois points de moins que cette année. Ça veut dire qu’ils sont passés d’un entraîneur hystérique, Guy Lacombe, à un entraîneur autiste, Paul Le Guen, et les résultats sont rigoureusement les mêmes. Ça veut dire que c’est juste une équipe de daube. Il faut que le PSG ils prennent dix nouveaux joueurs! Et encore une fois, le recrutement, que ce soit cet été avec Bourillon, Digard et Camara, et là avec Souza et Everton (…) c’est un recrutement pathétique!"


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Catastrophe! Le singe qui n'entend pas a été dévoré tout cru par le singe qui ne voit pas!



L’affaire Lions Triaud

Se faire interviewer est casse-gueule. Par exemple, personne n’est à l’abri de laisser échapper un "Vous pourriez avoir l'indécence de m'écouter", de se laisser aller à dire que les sectes ne sont pas vraiment un problème ou de confier qu'on pense que le 11 septembre n'a pas eu lieu. Mais interviewer peut s’avérer aussi dangereux. Quand on a mal préparé ses questions, qu’on se laisse aller à rechercher la polémique facile et que l’interviewé a décidé de ne pas rentrer dans votre jeu. C’est arrivé ce week-end à Bernard Lions, déjà auteur de la désormais mythique "Auriez-vous pu décrocher le Ballon d’Or si, plutôt que de rester à Milan, vous aviez été prêté au PSG?" (posée à Kaka le jour de la remise du trophée), et qui s’est fait reprendre de volée par Jean-Louis Triaud.

[Votre] discours feutré ne trahit-il pas un manque d’ambition ?
– Il existe une logique dans le sport, même si le football est celui qui réserve le plus de  surprises. On est des Latins, mais on n’est pas des fanfarons. […]
– Aulas a pourtant déclaré que Bordeaux était favori pour le titre.(1)
– Aulas m’amuse. […]
– Vous agace-t-il parfois ? (2)
– Non. À propos de quoi ? […] J’adore quand il se lance dans des déclarations. Ça m’amuse beaucoup.
[…]
– Sans argent, pas de titres… (3)
– Il n’existe pas de liens directs entre les deux. Regardez l’OM et le Paris-SG. […]
– C’est ce qu’on appelle une gestion de “bon père de famille”.
– C’est péjoratif ?
– Un peu. (4)
– Pour moi, c’est synonyme de rigueur. Mes détracteurs ne connaissent pas bien les mécanismes d’un club. Tout le monde comprendra que je ne peux pas dépenser l’argent que je n’ai pas.
– Pleins d’autres l’ont fait. (5)
– On sait comment ça s’est terminé, non ?

(1) Leçon n°16 : Ne pas hésiter présenter au premier degré une déclaration à laquelle on ne croit pas soi-même une seule seconde.
(2) Leçon n° 37 : Quand on n’a pas obtenu la déclaration qu’on était venu chercher, passer au plan B et tenter de fâcher deux personnes à distance.
(3) Leçon n° 55 : Ne jamais reculer devant un raccourci, si facile et éculé soit-il. Faire semblant d’y croire.
(4) Leçon n° 71 : Reprocher implicitement à l’interviewé de ne pas donner assez de grain à moudre pour lancer des crises.
(5) Leçon n° 85: Inciter à faire n’importe quoi.



Les observations en vrac

• Douze buts dont un péno et trois csc: les spectateurs des matches de samedi soir ont été gâtés.
• Ils ont dû bien faire dans leurs slips, les FARC, quand ils ont vu débouler tous ces joueurs de Ligue 1 avec leurs tee-shirts réclamant la liberté pour tous.
• Est-ce qu’un téléspectateur a déjà eu plus honte devant sa télé que ceux de Marseille-Saint-Étienne dimanche après midi sur Canal, quand Grégoire Margotton et Olivier Rouyer se sont crus obligés d’échanger deux répliques du film de Dany Boon?
• La dernière idée de génie de Gerets: placer un arrière latéral taillé comme Goldorak devant le but sur coups de pied arrêtés. Personne n’y avait pensé avant.
• Si c’était Landreau et non Coupet qui avait encaissé le coup franc de Wendel, est-ce que cela aurait été la faute du ballon?
• Merci encore aux Bordelais d’avoir simulé une concurrence pendant vingt-sept journées et douze minutes.
• Terrible moment pour Jurietti, déchiré entre l'envie de corriger Fred et l'impossibilité de le faire sous le coup de la douleur.
• Micoud : une talonnade pour faire croire aux gogos qu'il est un grand joueur, et une influence sur le jeu de son équipe proche de celle d'Ingmar Bergman sur le cinéma de Luc Besson.



L’équipe pauvre type

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Comme souvent, l’équipe pauvre type consacre des ailes entières. À gauche, ce sont les Toulousains Ilunga, Sissoko et Mansaré qui prouvent que mettre des notes individuelles quand c’est une relation collective qui ne fonctionne pas est particulièrement hasardeux. À droite, un classique: Camara, Ceara, Clément et Landreau n’ont laissé à personne la possibilité de reprendre leurs places de titulaire de la précédente journée.
Si l’équipe pauvre type mettait des numéros dans le dos des joueurs, il faudrait réfléchir à retirer les leurs, comme le n°10 a été retiré à Naples. Concernant le gardien du PSG, c’est sa sixième sélection de l’année. Seuls Penneteau, Rémi Riou, Roma, et Planté ont été élus deux fois, une seule pour Marichez, Douchez, Vercoutre, Cassard, Ramé, Sylva, Roche, et Coupet. Cela ferait de Landreau – d’après les références de la presse sportive – le plus mauvais gardien de France. No comment.

Rappel : l'équipe pauvre type est composée en agrégeant les notes de L'Équipe et les étoiles de France Football. Cet exercice ne cautionne pas la notation des joueurs par des journalistes omniscients]


L’envers du championnat
Ce vingt-huitième épisode de la saison promettait de ravir les aficionados de l’envers du championnat. Pourtant, on ressort un peu groggy de cette journée remplie de chocs au sommet.
Ainsi, le classico n'a-t-il suscité que peu d’engouement, faute de Strasbourgeois dans le coup au classement général. Le concurrent historique qui déçoit, confirme une bien triste réalité: depuis quelques semaines, le FC Metz est devenu une équipe ordinaire, faisant définitivement capoter les espoirs de domination historique. Leur titre ne sera pas contesté, mais il est être temps que le championnat touche à sa fin pour son leader à la dérive. Malick Diop n’avait pourtant pas démérité en se substituant aux attaquants strasbourgeois en début de rencontre, tandis que Wilmer Aguirre bakayokisait à la perfection en pointe. Mais trop d’erreurs auront offert par la suite un bien triste spectacle aux supporters présents à la Meinau. Éric Cubilier pouvait bien récolter un carton rouge pour offrir un avantage numérique aux siens, la fin de match allait encore enfoncer l’orgueil grenat. En se voilant la face au micro de Canal-. "On a des challenges à relever, et on est en train de les relever un par un", ose-t-il déclarer sans sourciller.

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Grâce à son nouveau Pro Evolution Sakho, Paul Le Guen maîtrise le destin du Paris Saint-Germain de main de maître.

Le choc des dauphins entre Toulouse et Sochaux confirme que les Lionceaux sont encore un peu tendres pour les rencontres disputées couteau entre les dents. Surtout avec les dents de lait du médiocre Melvut Erding, décidément pas au niveau. Force est de constater que les hommes de Francis Gillot s’éloignent doucement mais sûrement des objectifs de début de saison.
Tandis qu’Auxerre et Lens se neutralisent lors d’une rencontre essentiellement marquée par les retrouvailles ratées de Toifilou Maoulida avec la terre de ses plus grands exploits, ce sont finalement les enthousiasmants Parisiens qui tirent les marrons du feu, en proposant une épatante démonstration face à leur ancien entraîneur. Deux phases de jeu imparables, éclairées par Mamadou Sakho et Jérémy Clément, tous deux transcendés par l’enjeu, permettent au PSG de poursuivre l’opération redressement entreprise ces dernières semaines. En rejoignant Sochaux, qui ne les devance plus qu’à la différence de buts, Paris a peut-être fait le plus difficile. Il n’a en tout cas jamais semblé aussi proche de la première accession en Ligue 2 de son histoire…

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Le classement à l'envers : une autre façon de vivre les choses.
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