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Le MUC a un truc

La Gazette > 26e journée

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Les leaders ayant abandonné des points, ce sont Toulouse et Saint-Étienne qui se repositionnent avantageusement, Lille et Marseille subissant une nette rétrogradation.

La journée s'étant jouée à saute-mouton, les remontées les plus nettes sont celles de Rennes, Monaco, et surtout Troyes et Nice, qui s'élèvent au-dessus de la barre de relégation, qu'enfourchent Valenciennes et Paris. Cela redonnerait presque de l'espoir à Sedan, qui talonne des Nantais auteurs d'un nouveau nul...

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Les résultats de la journée
Toulouse-Marseille : 3-0
Troyes-Lorient : 3-0
Nice-Lille : 2-1
Bordeaux-Valenciennes : 2-1
Lyon-Sochaux : 3-3
Lens-Nancy : 2-2
Nantes-Auxerre : 1-1
Paris SG-Saint-Étienne : 0-2
Le Mans-Monaco : 0-2
Rennes-Sedan : 0-2



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La preuve est faite : les adversaires des Lyonnais sont totalement inexistants.


Les gestes de la journée

> le centre à la Pascal Vahirua de Jelen sur la tête de Cheyrou, pour l'ouverture du score auxerroise à Nantes.
> le double contact de Koné devant Sylva avant de pousser le ballon dans le but vide.
> la diagonale aussi inélégante qu'efficace de Barbosa, dans le dos de huit adversaires, qui permet à Danic d'ouvrir la marque cinquante mètres plus loin d'un joli ballon piqué.
> la somptueuse passe aveugle sans foulard dans les cheveux de Yaya Touré, extérieur du pied appuyé à ras de terre que regardent filer huit Manceaux sur quarante mètres, jusqu'à Piquionne qui s'en régale pour battre Pelé.
> la reprise de volée taclée de Roma qui repousse un ballon chaud des pieds de Matsui dans le pur style Gaël Givet.
> la déviation de la tête en deux bandes, poteau-transversale, de Dos Santos sur sa ligne après une tête de De Melo qui filait au but.
> la "Crespo" d'Elmander, qui dévie du talon après avoir laissé le ballon passer entre ses jambes, mais ne trouve pas le cadre au grand soulagement de la défense marseillaise déjà dépassée.
> les appuis parfaits des sept défenseurs marseillais parfaitement placés pour bien voir passer l'ouverture plein axe à destination d’Elmander sur le premier but toulousain.
> les vingt ans pris par Zubar après l'enchaînement roulette-crochet d'Elmander sous son nez, avant de doubler de volume les boules de Carrasso et le tableau d'affichage.
> le coup de poing plongeant dans la gueule du coup franc de Juninho expédié par Richert sur la tête de Cris – qui aurait été victorieuse si le gardien sochalien avait été moins explosif pour se détendre une deuxième fois en deux secondes.
> le départ en trombe loin des tribunes latérales des fervents supporters lyonnais à la 85e minute, alors que leur équipe avait encore deux buts dans les jambes.
> la spéciale Titi Henry exécutée par Wiltord qui contourne un Richert enfin impuissant après une nouvelle série d'exploits individuels.
> les étirements de Jussié, tranquillement en fente avant, pendant le débordement de Micoud, juste avant son accélération pour aller à la réception du centre et marquer.
> la bicyclette d’Ilan sous les yeux des supporters d’Amara Simba.
> la barre transversale, Sablé et Hognon qui suppléent tour à tour Janot au Parc.


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"Je  me  demande si le FC Nantes ne serait pas en  train de se rapprocher , toûûûût doucement, de la zone de relégation".


La bannette

La tentative d'évasion
Loïc Guillon (Nantes, AFP) : "On a vraiment tous envie de se sauver".

L’équipe qui arrive gonflée à bloc à 23 heures
Julien Sablé (AFP) : "On est bons quand on ne nous attend plus".

Le mauvais rhume
Olivier Monterrubio (L'Équipe) : "Ça nous pendait au nez".

L’entraîneur "c’est çui qui dit qu’y est"
Francis Gillot (AFP) : "C’est dommage de se faire rejoindre comme ça mais d’autres ont perdu hier et n’ont même pas pris un point".

L'entraîneur conscient de ses responsabilités envers le diffuseur
Christian Gourcuff (L'Équipe) : "Nous étions aux abonnés absents".

Le joueur qui vote de Villiers
Julien Sablé (AFP) : "On est les rois de la réaction".

Le petit vélo dans la tête
Japhet N’Doram (AFP) : "On a eu plus de liberté dans nos têtes, ce qui nous a permis de trouver du mouvement".

L’ancien arbitre qui fréquente trop les huiles
Alain Sars (Canal+) : "Après un but il y a toujours de la friture".

La méthode Coué
Benoît Pedretti (AFP) : "À part le résultat, il y a beaucoup de positif".

L’anti-méthode Coué
Emerse Faé (AFP) : "On ne peut pas dire que c’est le point de l’espoir".

La puberté qui s’annonce doucement
Benoît Pedretti (AFP) : "Il nous manque un poil d’agressivité".

Le haïku du jour
Pierre Dréossi (AFP) : "Mais la peur n’éloigne pas le danger".

Le problème de repérage dans l'espace
Japhet N'Doram (L'Équipe) : "Nous avons eu beaucoup de mal à prendre le dessus au milieu".

Le contrôleur aérien
Alain Sars (Canal+) : "C’est un clignotant en plus qui aurait dû le mettre sur la piste".

Le Top "Urgences"
1. Pablo Correa (AFP) : "Venir à Lens n’était pas le meilleur moyen de se refaire une santé".
2. Ricardo (AFP) : "L’équipe n’était pas malade".
3. Jussie (AFP) : "Je me sens mieux petit à petit dans l’équipe".

Le Top "Résultats de l'encéphalogramme"
1. Pablo Correa (L'Équipe) : "Mentalement, on est vivants".
2. Michel Der Zakarian (L'Équipe) : "Mathématiquement, on n'est pas morts".
3. Claude Puel (L'Équipe) : "Psychologiquement, on doit répondre présents".

Le Top "Hommage à Stéphane Pichot"
1. Paul Le Guen (AFP) : "Il ne faut pas baisser les bras".
2. Jean Fernandez (AFP) : "Leur seul mérite est de ne pas avoir baissé les bras".
3. Maxence Flachez (AFP) : "On ne baisse pas les bras ".

Le Top "Abstinence"
1. Michel Der Zakarian (AFP) : "Les joueurs étaient inhibés".
2. Jean Fernandez (L'Équipe) : "Il y a beaucoup de frustration après ce match".
3. Alain Perrin (L'Équipe) : "C'est très frustrant de ne pas gagner ce match-là".



Elmander, l’avant-centre qui tient debout tout seul

elmander_130.jpgIl était arrivé discrètement au Téfécé, précédé d’un titre de co-meilleur buteur d’un Euro Espoirs, le genre de distinction dont on ne sait jamais trop si l’on doit s’y fier ou en sourire. Mais Johan Elmander a vite conquis son monde. Dès l’entame de la saison, le Suédois se fit remarquer, moins par ses quelques buts (qui tardèrent) que par sa combativité et son jeu en remises. Un attaquant qui va au feu, fait des passes, et qui a la rafraîchissante habitude de ne pas s’écraser comme une bouse en agitant les bras quand un défenseur l’effleure (on se souvient de cette action où, déséquilibré, il chancela – c’était péno à coup sûr – mais préféra retrouver ses appuis pour offrir un but à un coéquipier).

Superlatifs suraigus
Blessé ou moins frais, il se dissipa un peu en cours de saison (même si les inénarrables rumeurs de mercato l’expédièrent carrément au FC Barcelone). Il revient encore plus fort dans la dernière ligne droite, comme le montre son match époustouflant de samedi contre l’OM. Appel/contre-appel d’école, puis anticipation devant Carrasso sur le premier but, roulette et frappe millimétrée sur le second, avec une aisance et une élégance réelles.

Et il y eut tout le reste : ses courses d’appel tranchantes, son placement intelligent pour couper les transmissions de balles en jeu court dans la défense olympienne (la contraignant à un jeu long peu heureux, cf. Taiwo), son jeu en appui, et sa réjouissante manie d’essayer de tenir debout quand on le charge. Même si elle n’avait pas été soulignée avec force superlatifs suraigus par Sauzée, la qualité du jeu sans ballon du Suédois aurait sauté aux yeux samedi. Les recruteurs l’ont dans le viseur, et il sera sans doute difficile pour les Violets de le conserver une saison encore. À moins que les gars de Baup, profitant d’un championnat à remous mous, de l’inconstance des seconds de l’OL et de l’absence de compétition européenne, n’arrachent au finish un ticket pour la Ligue des champions.



La minute pathologique d’Alexandre Ruiz

"Alors quel va être le scénario de cette journée? Jude Law a parlé du cinéma pour dire que tout était sexy dans le cinéma, il faut venir au cinéma, allez au cinéma, il faut aller au foot car le football aussi c'est sexy et vous allez le voir dans ce nouvel épisode".


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Dans trois secondes, Alain Perrin aura dévoilé le joueur de synthèse qu'il conçoit depuis dix ans dans son cerveau malade.

Saint-Étienne, la double inconstance

Toutes les séries finissent un jour, dit-on. Mais il en est certaines que l'on est en droit de trouver interminables, comme, aux yeux du supporter stéphanois, l'absence totale de toute victoire de l'ASSE au Parc des Princes depuis la construction de celui-ci (en championnat du moins, car Lens et Reims se souviennent de leurs défaites en finale des Coupes de France 75 et 77). Il y a des bêtes vraiment noires, et le PSG en était, pour les Verts (qui virent également Francis Borelli embrasser la pelouse lors d'une autre finale nationale, toujours dans l'écrin de béton de l'ouest parisien). Qu'on imagine la souffrance de ce supporter, pour peu qu'il soit résident d'Ile-de-France, s'agissant d'aller se coltiner sa défaite annuelle. Même en des temps moins crétins, où il était possible d'arborer une perruque verte (certes un peu crétine) au milieu de la tribune Boulogne, l'expérience était cuisante et les roustes régulières, même.

Piquionne, l'effet papillon
Fin de série, donc, plutôt qu'exploit. Car battre un potentiel reléguable, pour une équipe qui flirte avec le podium depuis plusieurs mois, ça n'a rien d'exceptionnel. Surtout quand cette équipe s'est subitement métamorphosée, depuis la trêve, en terreur des stades adverses – peinant inversement à s'imposer sur ses propres terres. Les tacticiens peuvent se perdre en conjectures sur l'effet papillon du départ de Piquionne et de son remplacement par Gomis...
De là à, comme un certain quotidien sportif, ne titrer que sur Paris et sa "douche froide", il y a un pas à ne pas franchir – celui qui consiste à considérer que dans une telle rencontre, c'est la défaite parisienne qui l'emporte sur la victoire stéphanoise.

Toujours est-il que le parcours stéphanois illustre à merveille les évolutions très aléatoires de ces équipes de l'avant-ventre mou qui manifestent des prétentions européennes après chaque victoire ou presque, et les ravalent généralement aussi sec, au lendemain d'une contre-performance plus ou moins inattendue. On peine donc à savoir où se situe l'ASSE, avec sa brochette de techniciens hors pairs (Feindouno, Ilan, Heinz) qui sombrent ponctuellement dans la nullité imaginative, ou avec cette défense si solide qui s'en laisse compter (trois) par les troubadours rennais (deuxième plus mauvaise attaque). Une équipe capable de mener 3-0 après quarante-cinq minutes à Bollaert pour se faire rejoindre inexorablement après la pause.
En attendant de savoir de quel côté l'aiguille de la balance va pencher et s'ils devront ou non se contenter d'une bonne représentation au Top buts, les Verts peuvent justement voir comme un bon augure la maîtrise du score assurée jusqu'au bout face au PSG. Et quelle plus belle occasion de confirmer leurs ambitions que le derby de samedi?


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On ne sait toujours pas ce que Duverne leur donne, mais c'est liquide.


Canal rétrécit le TFC

Comment Canal+ allait-il donc accueillir le "modeste" TFC sur ses écrans? C’était une question qui pouvait se poser tandis que le club toulousain accueillait l’Olympique de Marseille. Car voilà un club qui n’a pas le classement élogieux de Lyon, le passé prestigieux de Saint-Étienne ou le présent calamiteux du PSG. Pas grand-chose, donc, qui attire illico ou quasi les téléspectateurs de la chaîne.

Le premier réflexe fut finalement très prévisible: les commentateurs survendaient le club et le match. "Toulouse rêve de l’Europe" assénait-on au cours de la présentation du match, et pas seulement l’UEFA, ouh la non, la "Ligue des champions", carrément. Et lorsque l’on interviewait Élie Baup ou le président Sadran, qui ramenaient le club à des réalités plus sages, c’est limite si on ne se moquait pas d’eux, cherchant à débusquer d’immenses ambitions sous leur prétendue langue de bois (Baup eut d’ailleurs droit, de la part de Franck Sauzée, à un "On n’apprend pas aux vieux singes à faire la grimace", qu’on cherche encore à interpréter). Bref, on causait de "podium", on rappelait que Toulouse avait battu Lille et Lyon. Le Petit Poucet n’était pas celui qu’on croyait.

Un lapsus fascinant
Il fut cependant cocasse de constater combien cette position n’était pas tenable pour les journalistes. Car, de toute évidence, ils n’arrivaient pas à croire ce qu’ils disaient. Pour désigner les joueurs du TFC, le mot "jeune" fut prononcé plus souvent qu’au cours d’un match de coupe Gambardella, "jeunes Toulousains", "jeune équipe". On eut même droit à "une ambiance bon enfant" et à un "conte de fées" (c’était Calais en Coupe de France ou quoi?). Franck Sauzée eut surtout ce lapsus fascinant: "C’est un bel équilibre qu’est en train de trouver le LOSC", avant de conclure: "Ils jouent vraiment comme une grande équipe collective". Ils n’étaient pas une grande équipe collective, non, ils imitaient bien les grands – en gros, dans quelques années on les prendrait au sérieux comme Lille.

Évidemment, il est difficile de penser que le TFC finira sur le podium ou même à son pied. On peut s’amuser de ce club capable du meilleur comme du très navrant. Mais entendre des journalistes essayer de vendre leurs salades tout en soulignant qu’elles étaient racornies jusqu’au trognon était particulièrement désagréable. Canal+, tu mériterais tes fessées.


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Consultant extrêmement consciencieux, Franck Sauzée a guetté la moindre émotion sur le visage d'Albert Émon.


Le Challenge de l'Occase

Interviewé à la mi-temps du match contre Toulouse, Franck Ribéry vit incruster ses faméliques statistiques de première période à hauteur du bassin. Il y était notamment mentionné "1 tir / 0 occasion". Voilà qui attise une certaine curiosité. Car donc, un tir au but n’est pas une occasion. L’on se retrouve en position de frappe, l’on frappe effectivement, l’on sollicite potentiellement le gardien adverse. Mais cela n’est pas comptabilisé comme une occasion. Bizarre. Mais au-delà de son incongruité, la statistique conduit à s’interroger sur le mode de calcul des "occasions".

Où commence l'occasion ?
En effet, un tir est une donnée objective et vérifiable. Comme un carton ou un but, il est quantifiable sans discrimination. C’est à peu près le mouvement d’un membre, de l’arrière vers l’avant, qui amène le ballon vers les cages adverses, du pied, du genou ou de la tête, plus rarement de la main (Vata) ou du dos (Squillaci). En revanche, qui détient la définition exacte de "l’'occasion"? Où commence-t-elle? Un surnombre en contre, vendangé aux quarante mètres, est-ce une occasion? Un corner tiré dans le paquet avec cafouillage puis dégagement, était-ce une occasion? Un coup franc de quarante mètres, est-ce une occasion s’il est tiré par Juninho mais pas s’il est tiré par Nivet? Y a-t-il une distance par rapport à la ligne de but qui distingue l’occasion de la simple possession offensive ou de la tentative foireuse d’approcher les dix-huit mètres? En clair, y a-t-il un critère de l’occasion?

En réalité, cette notion abstraite et subjective ne se prête absolument pas à un décompte mathématique. L’on imagine le stagiaire de Canal+, devant son boîtier, appuyer frénétiquement sur le bouton des occasions, avec la toute-puissance de celui qui décrète que ce tir, là, ce pauvre tir minable de Ribéry, hé bé c’était même pas une occasion. Aussi arbitraire qu’un juge de boxe qui finit à 115-115 alors que son voisin, qui a vu les mêmes coups, compte un 119-111 sans appel. Prions donc pour que la LNF, jamais à court d’idées pour promouvoir artificiellement l’offensive, ne crée pas un Challenge de l’Occasion, basé sur le nombre "d’occases" obtenues. On entend déjà Pape Diouf chuchoter au scandale parce que franchement, le tir de Ribéry, c’était une occasion.



L’envers du championnat
Cette fois ça ne rigole plus! C’est l’hécatombe chez les gros bras, en perdition. Troyes, Nice et même Sedan ont craqué. Le Championnat à l’envers est plus ouvert que jamais.

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Heureusement, il nous reste les Canaris pour maintenir le cap. La mutation profonde de leur jeu est aboutie. La mécanique collective est désormais huilée comme un Solex lancé à pleine vitesse sur l’autoroute de l’accession en L2. Les Nantais déroulent tranquillement, au point qu’il serait surprenant qu'ils ne retrouvent pas rapidement leur niveau de performance de Valenciennes, leur match référence. Comme à Marseille la semaine dernière, c’est encore les maladresses de Barthez et d’un joueur isolé sur sa ligne – Da Rocha en l’occurrence – qui l’empêchent de gravir plus rapidement encore les marches sacrées du podium.

En dépit du manque de réussite certain des Nantais, l’avance de Sedan fond logiquement au regard de la qualité du jeu proposé. L’équipe repose sur une assise défensive de haut niveau, indiscutablement la plus performante de L1, mais les errances offensives sont malheureusement légion. Conserver le leadership au général malgré l’une des pires attaques du championnat à l’envers – seuls Lens, Saint-Étienne et Lyon sont plus maladroits face au but adverse – tient presque du miracle… Les hommes de José Pasqualetti ne sont même plus sûrs de leur avenir en L2.

 
pasqualetti_blouson.jpgGrâce un subtil pictogramme autocollant, José Pasqualetti indique à ses joueurs quelle direction ils doivent prendre.
Car c’est un Paris Saint-Germain plus dangereux que jamais qui se rendra à Sedan le week-end prochain, pour un sommet du championnat qui sera lourd de conséquences. Après leur match impeccable contre Saint-Étienne, les Parisiens posent un pied sur le podium, et ne sont plus qu’à six points de la première place qui semblait inaccessible au terme de la 25e journée. Maudit final à Marcel-Picot, qui les reléguait à neuf points de Sedan! Un bon résultat chez le leader leur assurerait une place dans les trois premiers, mais les relancerait surtout dans la course au titre.

Attention à ne pas négliger Valenciennes, qui gagne du terrain sans faire de bruit en attendant le choc de l’avant-dernière journée à Sedan, où tout devrait se décider. Les hommes d’Antoine Kombouaré se sont bien remis du déplorable accident de Nantes, et progressent dans leur apprentissage du haut niveau, comme en atteste la satisfaction de leur entraîneur: "On fait un bon match, une très bonne première mi-temps surtout, à l'issue de laquelle on rentre au vestiaire menés 2-0".
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