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Revue de stress #149

Kennedy 1981, la passe de trois

Un jour un but – Le 27 mai 1981 au Parc des Princes, un but de son arrière latéral Alan Kennedy permet au Liverpool FC de conquérir sa troisième Coupe des Clubs champions aux dépens du Real Madrid.

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La touche est rapidement exécutée côté gauche, à quelques encablures de la surface madrilène. Ray Kennedy transmet à son homonyme Alan Kennedy qui contrôle le ballon de la poitrine avant d’entrer dans la surface. García Cortés, le défenseur du Real, tente de dégager mais il se loupe complètement et ouvre la voie à Kennedy. Augustin le gardien sort à sa rencontre, alors l’Anglais frappe malgré l’angle fermé. Le ballon claque dans les filets.

 

 

Sorti de l'ennui

Nous sommes à la 82e minute et Liverpool vient d’ouvrir le score. Il était temps! La vingt-sixième finale de la Coupe d'Europe des clubs champions commençait sérieusement à devenir soporifique malgré le plateau proposé. Ce 27 mai 1981, le Parc des Princes accueille en effet deux grands noms du football européen: la meilleure équipe du moment face au meilleur club de l’histoire, à savoir Liverpool et le Real Madrid.

 

L’affiche ne manque pas de cachet mais elle oppose vingt-deux joueurs un peu harassés par une saison trop longue. À Liverpool, Kenny Dalglish joue avec une cheville à peine soignée et son coéquipier Alan Kennedy porte un épais pansement autour du poignet. Bob Paisley peut tout de même enfin aligner son équipe type, ce qui ne lui était plus arrivé depuis des mois. Le Real Madrid n'est physiquement pas au mieux non plus et a donc choisi de jouer prudemment. C’est donc Liverpool qui se crée le plus d’occasions : un tir d’Alan Kennedy, déjà, a lancé les hostilités après dix minutes, suivi de tentatives de McDermott de Dalglish et Graeme Souness.

 

 

Le Real agit par contres et sur l’un d’eux, Antonio Camacho n’est pas loin d’inscrire un but d’anthologie: idéalement lancé par Juanito, le latéral madrilène lobe Ray Clemence en piquant subtilement le ballon. Sa tentative passera malheureusement au-dessus, l’empêchant d’entrer définitivement dans la postérité.

 

Il était écrit toutefois que le héros du match serait un arrière latéral. Alan Kennedy transperce la défense merengue et offre sa troisième Coupe d’Europe au FC Liverpool, hissant son club au même niveau que l’Ajax ou le Bayern. Mais il reste encore loin des six trophées conquis par son adversaire d’un soir qui devra attendre encore dix-sept ans avant de réécrire son nom au palmarès.

 

 

Kennedy décisif

Alan Kennedy est de ces héros improbables, comme sait si bien les aimer Liverpool. Il avait rejoint le club de la Mersey en 1978, en provenance de Newcastle pour 330.000 livres, et n’est donc pas des premiers sacres européens de la bande de Paisley. L’histoire raconte que parmi les employées de la friterie que le jeune Bob s’amusait à draguer le vendredi soir en sortant du cinéma, se trouvait la mère d’Alan. Un homme qui va devenir l’un de ses piliers, l’un des chouchous du Kop. De ceux qui renforceront la conviction de Bob Paisley d’accompagner les joueurs talentueux de coéquipiers plus besogneux, dont l’énergie et la détermination sont les meilleurs atouts – comme pourront l’être plus tard Jamie Carragher et Dirk Kuyt.

 

Trois ans après Paris, il vit un match “cauchemardesque”, mais s’accroche face à la Roma qui reçoit dans son stade olympique les Reds pour une finale de C1. Il est même celui qui s’élance pour le dernier tir au but, alors qu’on ne l’y attendait pas – lui-même se trouvant “limité” dans cet exercice. Décisif pour les deux derniers titres continentaux du grand Liverpool, on a connu des arrières gauches aux destins plus contrariants.

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