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Revue de stress #122

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Deschamps contre lui-même

Gallesvanisés

L'équipe de France a retrouvé des couleurs en battant agréablement le Pays de Galles grâce à ses buteurs préférés, mais sans entamer de révolution. Édito • La petite stat • Les gars • Vu du forum

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On peut se laisser griser par le score et les jolis gestes, un peu moins par le contenu. Hier soir, il y a eu d'un côté toutes les différences avec les pénibles matches précédents: l'ambiance et le pressing allégés d'un match amical, un adversaire en pleine dé(com)pression, une efficacité suffisante. D'un autre côté, tout ce qui marque une continuité, à commencer par une forte dépendance à cette efficacité, pourtant aléatoire dans cette équipe. Et quelques habitudes fâcheuses, comme laisser des possibilités de marquer à de piètres adversaires, ou comme s'étioler après la pause.

 

 

 

 

L'affaire aurait pu être plus limpide, avec un deuxième but trop tardif en regard de la domination, et trois grosses occasions pour un pays de Galles très quelconque. Le sentiment est que c'était la même équipe de France que contre le Luxembourg, la Bulgarie et la Biélorussie, mieux inspirée devant une difficulté moindre. Cette victoire agréable offre un répit à Didier Deschamps, mais elle n'a sans doute pas commencé à résoudre les problèmes qui se posent à lui.

 

Peut-être faut-il juste espérer que ces Bleus trouvent finalement les solutions en eux-mêmes. Car il y a eu plus de vie sur le terrain vendredi soir, de l'allégresse par moments, et une justesse technique qui avait cruellement manqué. ils ont eu de bons moments, dans leur style, trouvant des ouvertures par leur vitesse, leurs jolies combinaisons ou de petits exploits individuels. Ils ont retrouvé leur meneur d'attaque Antoine Griezmann, auteur d'un bien beau but, et Mbappé a pu nourrir les espoirs que les plus jeunes, présents ou absents au Stade de France, dynamisent la sélection et dynamitent les défenses.

 

Pas si mal, pour un amical disputé sans de nombreux cadres et autres grands espoirs, le soir où l'Italie se fait la frayeur d'une défaite en match de barrage aller. Plus ouvert et surtout plus relevé, l'Allemagne-France de mardi soumettra les Tricolores à un autre genre de test, probablement plus instructif.

 

 

 

 

 

La petite stat

Giroud et Griezmann ont marqué ensemble lors de cinq matches en 2017:
• Luxembourg-France (1-2), 25 mars
• France-Paraguay (5-0), 2 juin – triplé de Giroud
• France-Pays-Bas (4-0), 31 août
• France-Biélorussie (2-1), 10 octobre
• France-Pays de Galles (2-0), 10 novembre

 

 

 

 

 

Les gars

Un arrêt assez facile face à Gunter (36e), mais surtout une double parade qui sauve les meubles grâce d'abord à un beau réflexe (66e). Mandanda a réussi son match.

 

Koscielny a flirté avec sa vieille copine la faute dans la surface, mais elle n'a pas cédé, cette fois-ci. Son raté offre quand même une grosse occasion à Gunter (36e). Mais c'est lui qui avait auparavant rattrapé une perte de balle d'Umtiti (14e). Pour le reste, la charnière a dominé ses sujets gallois, et le Barcelonais verra sa chouette tentative se fracasser sur la barre (76e).

 

Peu mis à l'épreuve sur son côté, Kurzawa s'est intercalé pour offrir des solutions devant qui ont parfois été snobées. Deux bon centres (dont un pour la tête de Tolisso, 17e) et un déchet technique raisonnable.

 

Impeccable intérimaire, Jallet s'est rendu disponible lui aussi et a livré une bonne mi-temps avant d'offrir la sienne à Pavard, qui s'en est bien sorti, allant jusqu'à exécuter un tir croisé repoussé par le poteau (80e). À en croire un ou deux centres ratés, il a exporté en Allemagne la marque de fabrique des latéraux français.

 

Matuidi a été égal à lui-même et supérieur à ses adversaires directs. Il a commencé par offrir coup sur coup deux tirs à chacun de ses pieds – sans les exonérer des diffamations dont ils sont l'objet: le premier est contré, le second file à côté (8e). Plus convaincant sur sa frappe de la 20e, déviée en corner, il participe aussi, d'une passe-Madjer, à une belle combinaison avec Mbappé et Griezmann (44e), avant de rentrer dans le rang et de bien le tenir.

 

Voir Tolisso faire un bon match en équipe de France, c'est constater une nouvelle fois sur les réseaux sociaux que les Lyonnais continuent de vendre leurs joueurs longtemps après leur départ. S'il rate assez grossièrement deux belles occasions (reprise seul avec un angle aussi ouvert qu'un magasin Séphora le dimanche, 8e), la seconde précède de peu sa superbe passe décisive pour Griezmann. Encore une belle ouverture vers le Madrilène (24e), et pas mal d'intelligence de jeu lors de ses trois quarts d'heure sur le terrain. Nzonzi a pris le relais sans faillir, ne sortant de sa relative discrétion que pour placer une tête sur corner (à côté, 65e).

 

Une heure de jeu bien pleine pour Griezmann, avec bien plus qu'un but. En jambes, il s'est constamment proposé pour faire vivre le ballon et en faire profiter ses coéquipiers. Moins tranchant devant le but après l'ouverture du score (il manque de conclure un joli échange dans la surface, juste avant la pause), mais il a continué à faire très mal aux Gallois.

 

Didier Deschamps appréciera certainement la bonne volonté de Coman, très actif, mais le Bavarois a été malheureux ou maladroit à la finition de presque toutes ses actions. Comme avec ce centre, après un beau débordement, qui finit dans les bras de Hennessey alors que plusieurs solutions s'offraient (25e), ce tir qui touche le poteau (48e) ou ces centres non exploités par Griezmann (12e, 45e).

 

Mbappé peut être agaçant avec ses fioritures les plus inutiles, surtout si l'extase télécommentatrice accompagne chacun de ses gestes. Il a été plus utile comme passeur que comme finisseur – notamment parce que sa volée de la 10e minute est déviée par le gardien sur la barre. Il finit la première période en affolant à plusieurs reprises la défense galloise, et participera à la plupart des bonnes séquences françaises.

 

Giroud a fait son match préféré. Peu de ballons touchés, quelques relais précieux et un but obtenu avec de la présence et un peu de cul (celui de Chester).

 

Le complet renouvellement de l'attaque au cours de la dernière demi-heure a surtout mis en valeur Fekir, qui trouve Mbappé dans la surface (76e), mais se trompe de passe après avoir percé dans l'axe (86e). Martial a mis de la vitesse mais a souvent buté sur les défenseurs, Thauvin est resté sur son côté et Lacazette seul dans un univers parallèle.

 

 

 

 

 

Vu du forum

=>> Chuck Lloris - 21h13
Suite-je le seul à penser que Koscielny n'a pas le niveau pour être titulaire / sélectionné tout court en charnière centrale? Surtout quand on connait la profondeur du banc à ce poste?
=>> El Mata Mord - 21h16
Oui.

 

=>> O Gordinho - 21h36
Jallet, c'est comme Milutinovic, tu sais plus trop où il a signé, mais tu sais que tu le verras à la Coupe du monde.

 

=>> gironflon - 22h05
Je viens d'arriver, pourquoi sont-ils tous capitaines?
=>> dugamaniac - 22h19
Soutien à Évra.

 

=>> blafafoire - 22h26
Au fond, Mandanda c'est Lloris mais avec des pieds...

 

=>> Mama, Rama & Papa Yade - 23h11
Hormis Williams, ils semblent à la bourre pour les Six Nations.
 

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