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Karmacoma à Brasilia

France-Nigeria : les gars

Dans un collectif dont les membres ont peiné individuellement, seuls les défenseurs centraux, le meneur de jeu et le remplaçant ont vraiment sorti leur épingle du jeu. 

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Lloris voit sa moyenne d'interventions importantes plafonner à 1,5 par match. On attend, sans trop d'impatience, qu'il soit vraiment décisif. Quelques envols déterminés pour des atterrissages moins maîtrisés.
 

 

Assurances en défense centrale

Des marquages à dix mètres du vis-à-vis, des replacements élastiques, une prise à bras-le-corps dans la surface avec la discrétion d'une lutteur gréco-romain, un apport offensif terriblement limité: Patrice, si tu veux que l'évraïsme gagne des adeptes, il va falloir proposer autre chose.
 

Avec comme première intervention marquante une remise de la tête vers Musa pour le but d'Emenike refusé pour hors-jeu (19e), Debuchy ne s'est pas mis dans les meilleures conditions. Ses centres ont fait chou blanc, ses frappes ont été consciencieusement dévissées (33e et 39e) et il n'est plus trop monté en seconde période.
 

 


 

Satisfactions majeures, les défenseurs centraux ont maîtrisé leur sujet. Koscielny a coupé de nombreux centres dangereux, quitte à concéder des corners, il a été dominateur dans les duels au sol et dans les airs. Rassurant dans un contexte marqué par une blessure de Sakho qui semble perdurer. Dans un registre évidemment plus fin et plus élégant, sans commettre de faute, Varane a maintenu l'autre battant de la charnière fermé, tout en soignant ses relances.
 


Pogba au rattrapage

Peu mis à l'épreuve dans sa zone, Cabaye n'est véritablement sorti de l'ombre où il travaillait que pour placer une superbe frappe sur la barre (77e).
 

Matuidi s'est appliqué à porter le ballon vers l'avant, amorçant bien des actions offensives mal conclues par ses coéquipiers. Il est d'ailleurs significatif qu'il ait bien trouvé Griezmann après l'entrée de ce dernier, notamment sur une belle passe en profondeur (84e). S'il échappe à l'exclusion, probablement parce que l'arbitre a considéré que son tacle était plus en retard que méchant, il a assuré une bonne part de la domination française dans l'entrejeu.
 

Si Pogba a pris beaucoup de responsabilités, il les a longtemps exercées sans grande pertinence, hormis une belle volée claquée par Enyeama (22e), percutant trop rarement dans l'axe, ajustant mal ses passes et paraissant même lent dans ses déplacements. Mais, contrairement à celle contre l'Équateur, il ajuste parfaitement la tête de la délivrance.
 

 

 


Valbuena encore décisif

Petit maître, mais maître à jouer. À la baguette sur les coups de pied arrêtés, présent dans la plupart des actions françaises dangereuses, auteur de deux quasi-passes décisives, Valbuena a confirmé son importance. On attend désormais qu'il engueule ses partenaires quand ils ne sont pas, à ce point, à son niveau.
 

On jurerait avoir perçu de la mauvaise volonté de la part de Benzema, traînant des pieds sur son côté, remisant dans le mauvais tempo, ne trouvant pas une position de frappe sérieuse avant la 70e minute. À l'examen, comme souvent avec lui, son influence a été plus significative qu'il n'y paraît… bien qu'étonnamment stérile en regard de ses matches précédents. Du moins jusqu'à la sortie de Giroud, après laquelle il enchaîne un joli une-deux avec Griezmann, conclu timidement (70e), comme sa frappe trois minutes plus tard, et une tête à la réception d'un coup franc de Valbuena, qu'Enyema sort – provoquant le corner du but (79e).
 

Inexistant dans son traditionnel jeu en remises, presque totalement sevré d'occasions pour son propre compte (un tir en pivot hors cadre, 16e, une tête ratée sur coup franc de Valbuena, 45e+2), ne parvenant plus à trouver la distance avec Benzema, Giroud a un peu fait peine à voir – au point que ce fut en tant que défenseur qu'il brilla, notamment sur les coups de pied arrêtés. Avant de sortir, très logiquement.
 


Sans être forcément brillant; ni tout de suite dans le rythme, Griezmann a rééquilibré l'équipe en ranimant son côté gauche et en combinant mieux que son prédécesseur. Trouvé dans l'espace par Matuidi, son tir oblige Enyeama à une énième parade (84e), avant qu'il ne pousse Yobo à la faute pour le scellement du score. Sissoko a joué les utilité en foulant la pelouse durant les toutes dernières minutes.

 

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