auteur
Michaël Grossman

Du même auteur

> article suivant

Revue de stress #127

> article précédent

L1 :: la Gazette :: Journée 6

> article précédent

Salomon fumé

Et si Kostadinov n'avait pas chopé la lucarne?

Réécrivons l'histoire – Après une petite frayeur en toute fin de match contre la Bulgarie, les Bleus se qualifient pour la World Cup 94. Leur destin bascule.
Partager
[Extrait du #39 des Cahiers du foot]

France-Bulgarie 1993. Il reste trois secondes d’apnée au Parc des Princes. Laurent Blanc est trop court, c’est la misère. Comment le ballon a-t-il pu traverser le terrain aussi vite? Dire que Ginola l’avait encore dans les pattes au poteau de corner opposé, là, pas plus tard que tout de suite. Quel con ce Ginola! Je l’ai toujours dit. Et si jamais il marquait, l’autre? Que deviendrait le monde? Les slips français restent immaculés: Kostadinov écrase sa frappe. Lama se couche. Impérial comme toujours. C’est fini. 90 était bien un accident spatio-temporel. Les Bleus retrouvent la Coupe du monde. Joe Dassin tube de l’été. 


kosta_bout.jpg


Maradona de Loire-Atlantique

Un tirage au sort sans indulgence: le Nigeria, la Grèce, et l’Argentine de Diego. Les derniers champions du monde en date – avant qu’on ne laisse la coupe aux premiers stéroïdés sans âme venus. Ça va être chaud...
Qualifiés d’un cheveu devant des Argentins finalement privés de Maradona, le jeu des Bleus est magnifié par la patte gauche de Reynald Pedros, préféré par Papin et Houllier à Martins, réserviste de luxe. On commence à le surnommer le "Maradona de Loire-Atlantique" à Budapest. La pedrosmania s’étend sur toute l’Europe après sa "Panenka" réussie contre le Mexique sur le tir au but qui qualifie la France lors de son huitième de finale au couteau, et son slalom dans la défense allemande en quart de finale.
La demie contre l’Italie et la finale contre le Brésil ne resteront dans l’histoire du jeu que pour l’invulnérabilité d’une défense devenue légendaire: Desailly à droite, Roche et Blanc dans l’axe, Petit à gauche, on ne fera jamais mieux. Pour l’éternité.

Contre le Brésil et l’Italie, de toute façon, c’est toujours la France qui gagne aux pénos. Les patates de Le Guen, Sauzée et Guérin ne pardonnent pas. Une défaillance de Papin-Cantona? Elle ne viendra pas. Ginola devient le sportif préféré des Françaises – j’ai toujours dit qu’il était génial. Il tire profit de sa nouvelle gloire planétaire pour répondre aux sollicitations de Hollywood où il se retire avec Canto, dans un halo de respectabilité.


Kosta... qui?

Gérard Houllier est porté aux nues. Il enterre Platoche dans les sondages de popularité en quittant ses fonctions de DTN-sélectionneur national sur cet inoubliable succès. Afin de continuer à faire rêver la patrie, il souffle le nom de Bernard Lacombe à l’oreille du président Fournet-Fayard. Mais Lacombe est encore sous contrat à la direction sportive de Lyon. Son jeune président, un inconnu nommé Aulas, refuse de le laisser partir: "Je ne laisserai pas faire les puissants. Le  grand avenir promis à l’Olympique lyonnais ne saurait être balayé d’un revers de la main par des gens qui ne montrent aucune gratitude aux clubs à qui ils doivent pourtant tout". Après des semaines de lutte, il est contraint de rappeler l’entraîneur de ses débuts, Robert Nouzaret, qui vient de gagner la Coupe avec Montpellier. L’OL retrouve rapidement sa place en deuxième division.

En attendant, Fournet-Fayard bombe le torse dans les locaux de France Football, accompagnant Reynald Pedros qui vient recevoir son Ballon d’Or en costume-baskets. Être le premier président de la fédé à compter trois joueurs différents lauréats du précieux trophée le gonfle d’orgueil. La cérémonie est perturbée par un incident inédit: Éric Cantona, le dauphin de Pedros, allonge Gérard Ernault d’un maître coup de boule. On le croit vexé de la courte victoire de son coéquipier, mais il nie : "J’en ai rien à foutre du Ballon d’or. C’est juste que je peux pas le saquer celui-là!"

On ne sait pas ce qu’il est advenu de Kostadinov. Fin 1994, un jeune Bordelais commence à illuminer le jeu des Bleus. La presse commence déjà à le présenter comme "le nouveau Ginola"...
Partager

> du même auteur

Supplément d'Amsud / n°2

> Dossier

Déconneries

Déconneries


2017-12-12

Photo du PSG à Disneyland : le décryptage

Ce week-end, l'effectif du PSG s'est rendu à Disneyland Paris pour fêter Noël. Révélations sur la photo de groupe dans l'escalier du château.


Georges Sable et Albert Unepierre
2017-12-12

La Champions League : demain dans l'Aube?

À l'heure où blanchit la Champagne, une publication scientifique parue dans la revue Transactions on Football Analytics annonce la qualification de l'ESTAC en Ligue des champions d'ici 2024. En voici la preuve par Troyes…


Agence Transe Presse
2017-11-23

OL : ouverture d'une enquête pour "dérive sectaire"

Agence Transe Presse – La Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) s'alarme de la radicalisation des supporters de l'Olympique lyonnais et pointe ses dirigeants. 


>> tous les épisodes du thème "Déconneries"

Sur le fil

RT @chroniquebleue: Un de perdu (Gignac), un de retrouvé (Lacazette), deux nouveaux (Thauvin et Mbappé) et neuf de 2016 : le bilan de l'att…

RT @Le__Mee: Tacle les deux pieds décollés au niveau des genoux. En Italie ça se siffle pas. https://t.co/yy4JB1Gyjm

"On est en train de nous enfoncer", dit Rocheteau. En fait, vous y arrivez super bien tous seuls.

Les Cahiers sur Twitter

Les brèves

Adolphe un mec

"Un scandaleux tifo à la gloire d'Hitler." (football.fr)

Fanchone week

"Dupraz : 'Dix mannequins toulousains sur la pelouse'." (lequipe.fr)


Lâche investigation

"Pierre Ménès tacle Elise Lucet." (20 minutes)

Gerrard Majax

"L'excuse magique de Steven Gerrard." (lequipe.fr)

Retour au lycée

"Messi : une première en quatre ans." (sports.fr)