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Comment faire l'équipe de France ?

Espagne-France : les gars

Menés et malmenés, les Bleus ont trouvé les ressources pour remonter la pente. Certains ont même atteint le sommet.

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Au temps pour les doutes sur la forme de Lloris: des sorties autoritaires devant les attaquants, un penalty détourné (42e), un double arrêt devant Pedro et Fabregas (44e). On peut à la rigueur lui reprocher de dévier le centre de Pedro sur Sergio Ramos, mais l'ailier est presque à bout pourtant. Un grand match pour un grand gardien.

 


Gloire à Évra

Sur le but espagnol, Sakho est victime d'un embouteillage qui lui fait lâcher Sergio Ramos, mais il ne peut rien sur sa deuxième reprise. Il a parfois tangué, mais est aussi intervenu pour éteindre des incendies avec un tacle et un retour sur Jordi Alba (2e et 85e), avec une présence dans les duels qui a contribué à neutraliser les attaquants.

 

Mêmes contrastes pour Koscielny, qui a commencé par rattraper Ramos et Iniesta (21e, 23e) avant de se rendre coupable d'une regrettable lenteur sur un ballon à sa portée, provoquant le penalty. Bien mieux en deuxième période, il a dominé ses adversaires, à l'image d'un Xavi neutralisé après un contrôle imparfait (62e), et habilement jouer les interceptions. On l'a même vu se lancer dans un rush jusqu'à la ligne de but espagnole (90e+1).

 

 

 

Sacré Patrice, ton orgueil te mène à tout, y compris à faire des matches de très haut niveau quand on ne les attend plus. On n'a pas vu le flanc droit espagnol – on ne t'a pas beaucoup vu non plus sur l'aile gauche française, mais ce n'était pas le sujet du soir. Rageur, tu as empoisonné la vie de tes vis-à-vis, et c'est ton auguste cuisse qui contre le ballon fatal de Juanfran. À quinze centimètres près, on parlait de ton placement sur cette action pendant une semaine.

 

Malmené sur un côté droit pilonné par Jordi Alba, Pedro et Iniesta (c'est lui qui concède le corner amenant le but), Debuchy n'est pas sorti de son match, retrouvant de l'autorité dans sa zone et se portant enfin en attaque une fois la supériorité française établie, comme avec ce bon centre pour Giroud (89e).

 

 


Blaise majesté

Durant un peu moins d'une heure – c'est-à-dire la moins bonne période des Bleus –, Gonalons s'est livré à la guerre de position imposée par l'Espagne à son avantage, son jeu résidant essentiellement dans les duels et les courses de harcèlement. Pas très brillant, il a quand même usé l'adversaire.

 

Très affairé dans un axe droit de l'entrejeu que la Roja a tranquillement occupé, Cabaye a eu les mêmes difficultés à émerger individuellement, même s'il a réussi à se rapprocher des attaquants au cours de la dernière demi-heure, et contribué à l'emprise française au milieu. Son bilan offensif est maigre: un coup franc bien exécuté (but refusé à Ménez, 39e), un tir contré (56e), mais son replacement devant la défense a bien fonctionné.

 

Qui aurait attendu Matuidi comme homme du match? Seul milieu défensif à surnager en première période, il a pourtant eu du mal à assurer des transmissions viables après la récupération. Après la pause, il prend le dessus sur Xavi, ratisse les ballons et se projette efficacement vers l'avant. Il est de trois occasions nettes des Bleus, deux fois en lançant Benzema dans la profondeur (61e et 73e), la troisième fois en débordant pour centrer en retrait vers Giroud (90e+1), qu'il est à deux doigts de trouver. Un retour fantastique sur Cazorla dans le temps additionnel pour parachever le tableau. Cette saison, l'ancien Stéphanois franchit les paliers quatre à quatre.

 

 


Quand tout va, Ribéry va

Plutôt bon contre le Japon, Ménez a été la principale – voire la seule – déception de la rencontre, peut-être parce que son engagement n'a pas été à la hauteur de ses coéquipiers. Il passe pourtant près de marquer, sur son but refusé ou sur un centre de Benzema (67e), mais sa contribution a été trop limitée, en particulier lorsque les Espagnols ont commencé à reculer.

 

En première période, Ribéry s'est lancé à l'assaut avec peu de discernement, ne parvenant à faire de différences ni dans ses passes, ni dans ses dribbles. Du classique, sauf que lorsque que cela a commencé à sourire, c'est lui a fait le plus de mal à la défense rouge en parvenant à servir Benzema (33e, 60e, 65e, 80e) ou en décochant des frappes brutales (58e, 75e, 90e). Enfin, il est l'auteur du centre parfait pour Giroud, après un énième débordement...

 

 

 

 

Victime d'un match ingrat pour lui et d'une blessure qui a déroulé le tapis rouge pour son remplaçant, Benzema avait obtenu la première occasion française en croisant un tir détourné en corner par Casillas (33e) puis servi de la tête Ménez, qui verra son but invalidé (39e). Il a manqué de réussite ou de vitesse sur ses appels en profondeur (repris par Xabi Alonso, 61e), et d'efficacité sur ses tirs (encore un tir croisé du gauche, à côté, 80e). Il semble rater une énorme occasion, mais il est gêné par Jordi Alba (65e).

 

 


Giroud, cinq minutes pour marquer

Un jour peut-être, on reconnaîtra la régularité de Valbuena en équipe de France, bon an mal an, même en tant que remplaçant: usant de sa liberté au milieu, il a donné de la continuité au jeu français en conservant le ballon et en l'employant enfin à la construction de phases offensives.

 

Entré en mode déblayeur, Sissoko a doublé le tarif de la baisse de régime dans l'entrejeu rouge. Avec sa technique aléatoire, il a tout de même perdu peu de ballons et mené des raids meurtriers dans les trente derniers mètres. Il a été maladroit à la conclusion (73e, 90e), mais il lance la dernière action en raclant la balle puis en se lançant à l'abordage, avant de conduire le contre pour servir correctement Ribéry.

 

Un peu court sur un centre de Debuchy (89e), privé d'un centre de Matuidi (90e+1), Giroud a fait très précisément ce qu'il fallait pour marquer sur sa première et dernière occasion: deux pas en arrière pour larguer Sergio Ramos, un coup de tête au cordeau pour planter Casillas sur ses appuis.

 


 

ESPAGNE-FRANCE : LAST NIGHT A DIDIER SAVED MY LIFE

 

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