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Trente-cinq

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Paris: un tournant différé?

DIAPORAMA: la 20è journée du championnat

Un diaporama touffu mais un peu inéquitable selon les rencontres. Sous l'objectif de notre caméra subjective Bordeaux reprend la tête, Lyon gagne enfin à domicile et Paris gagne enfin tout court, tandis que Nantes et Sedan ont un petit creux...
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PSG-Metz: 1-0
C'est le retour de Luis, pas encore celui du PSG. Mais tout de même celui de la victoire au Parc, sevré depuis quelque temps... C'est en effet la première à domicile en championnat depuis la venue de Marseille, le 14 octobre. Si le public était venu avec un peu d'indulgence pour ce come-back de l'enfant chéri, il siffle son équipe à la mi-temps. Entre-temps s'est déroulée une piètre prestation parisienne, peut-être la plus dramatique depuis le début de saison, et les Messins, sans génie ni individualités, ont sereinement dominé les débats, se procurant les meilleures occasions par Baticle et Boffin.
La seconde mi-temps et le PSG ne doivent leur salut qu'à un enchaînement d'événements. Deux minutes après le coup d'envoi, Luccin contre une relance hasardeuse des Lorrains et place Anelka dans les conditions idéales pour croiser sa frappe dans le petit filet, sur le premier tir cadré de son équipe (47è). Cela semble la secouer, puisqu'elle enchaîne avec un nouveau danger consécutif à une talonnade de Ducrocq dans la surface. Las, El Karkouri parachève un match pitoyable avec une expulsion prévisible, qui remet les Messins dans le bon sens. Mais les attaquants semblent avoir un peu renoncé, comme s'ils s'en remettaient déjà à l'arrivée de Moreno. Le siège des cages de leur ancien coéquipier restera donc vain, malgré une frappe de Gaillot sur l'équerre, une autre d'Asuar que Letizi repousse. Inutile de dire que la recrue colombienne est attendue pour armer le FC Metz dans ce domaine. Joël Müller passe à Téléfoot en position de relégable...
En clôturant une série noire de neuf matches sans victoire, Fernandez a assuré l'essentiel. Mais on est loin de parler d'un choc psychologique ou d'un redressement: le jeu parisien n'a même jamais semblé aussi mal en point. Distin constitue une nette satisfaction, avec un match très solide, cette fois sans l'unique erreur de placement qui gâchait parfois des prestations déjà remarquables. Les spectateurs l'ont justement salué, tout comme Leroy, qui retrouvera peut-être son niveau de la saison dernière s'il parvient à enchaîner les titularisations. Anelka montre de quelle façon il peut être indispensable, mais ses blessures persistantes n'augurent rien de bon. Avec quelques retours, voire quelques renforts au mercato, il sera plus facile d'élever le niveau. Mais le PSG du renouveau est encore à inventer.
PS: L'Equipe a mis 5,5 à Yanovski, c'est probablement par charité. Le malheureux Russe rate tout ce qu'il fait, il rate même ce qu'il réussit.

Lille-Sedan: 2-0
Paradoxal match de haut de tableau, ce superbe Lille-Sedan n'a pas eu le parfum de ces sommets verrouillés, même s'il a eu son quota de cartons jaunes: huit, dont deux pour D'Amico, dont l'hyperactivité a débordé les limites admises. Les Nordistes, entre leurs deux buts aux deux bouts du match (8è et 94è), ont résisté vaillamment malgré l'absence de leur leader de défense Pascal Cygan. Wimbée aligne des performances exceptionnelles, au grand étonnement de ceux qui le voyaient comme un gardien de seconde zone et pensaient que la grave blessure de Richert serait payée au prix fort par le LOSC... Les Sedanais n'ont certes pas perdu leur qualité de jeu mais un peu de leur réussite offensive, malgré des occasions belles et nombreuses et une seconde période largement dominée. Pas de quoi s'alarmer avant de recevoir la lanterne rouge strasbourgeoise samedi prochain. Le prochain rendez-vous pour les Lillois est avancé, avec la réception du PSG mercredi. Dans le même élan?

Strasbourg-Rennes: 1-1
Le débarquement de Chilavert est doublement comique. D'abord en prenant la tournure du transfert le plus hasardeux de la saison, ce qui discréditerait un peu plus le président Proisy. Ensuite en nous offrant quelques trouages de première catégorie. C'est l'effarement qui doit prévaloir dans les tribunes de la Meinau et on imagine aisément le sentiment actuel de Thierry Debès... La passivité totale du Paraguayen sur la frappe de Chapuis, qui le frôle pourtant, laisse songeur. Coup dur supplémentaire, alors que son coup franc bien enroulé avait échoué dans les gants de Lama, celui de Bertin (du type frappe de mule détournée) faisait mouche et rétablissait l'égalité. Sauvés par le poteau en première mi-temps (frappe de Gourvennec), les Alsaciens avaient pourtant dominé la période, avec une batterie d'occasions par Ehret, Amzine ou Luyindula. Au retour des vestiaires, ils repartaient de plus belle, échappant quand même à un penalty sur une chute de Reveillère dans les surface. Après l'égalisation, leur domination ne fut plus contestée, sinon par les événements: leurs tentatives échouèrent, à l'image de cette frappe sur la barre de Nuno Mendes, que Luyindula ne parvient pas à reprendre...
Rennes n'a pas confirmé ses récents progrès dans le jeu, comme on aurait pu l'espérer après ses victoires contre Paris et Lille, mais rapporte un nul qui lui permet de rester sur un rythme positif (sept points pris sur neuf possibles). Un deuxième voyage l'attend, samedi à Monaco...

Lyon-Bastia: 1-0
Comme Paris, Lyon a enfin mis fin à une grave pénurie de victoires à domicile, également par le plus petit des scores et dans la difficulté face à une équipe bastiaise qui pas plié. Antonetti dispose d'un des meilleurs 5-3-2 du championnat, l'un des plus difficiles à manœuvrer et des plus stables, malgré une certaine rotation en défense ces derniers temps. A l'extérieur, le milieu à trois ouvriers travailleurs (Nalis, Swierczewski et Piocelle), confirmé en l'absence de Lachuer (qui ne remplacera Nalis qu'à l'heure de jeu), bloque efficacement les initiatives adverses et se tient prêt à lancer une fameuse doublette d'attaquants. Côté lyonnais, on notera surtout le retour en forme de Dhorasoo, avec une performance qui a donné une autre dimension au jeu de son équipe. Son action décisive sur le but de Marlet en témoigne (31è), mais son activité a été importante jusqu'à son remplacement par Malbranque dans le dernier quart d'heure. Un dernier quart d'heure qui a failli sourire aux Corses, avec un duel de Née avec Coupet, remporté par le gardien, et un coup franc d'André qui frappe le poteau.
Au terme de ce match agréable où les gardiens ont été souvent sollicités, Antonetti pouvait rester positif malgré le résultat (contre un club qu'il qualifie avec Bordeaux de favori du championnat, en raison de leur plus petit nombre de défaites). Dans la foulée d'une belle prestation en Ligue des champions, l'OL pourrait avoir enfin trouvé son rythme, celui de ses ambitions. Mais nous resterons dans nos pronostics aussi prudents que Santini...

Auxerre-Troyes: 2-2
Guivarc'h veut faire taire ses détracteurs, qu'importe s'il marque beaucoup sur penalty, il remonte au classement des buteurs, son seul juge de paix. Ses deux réalisations ont répliqué au doublé de Goussé. Le Breton avait allumé la mèche avec une jolie frappe enroulée en début de match, de peu à côté, suivie d'une autre qui avait été repoussée par l'équerre de la cage. Saïb anime les nombreuses offensives bourguignonnes, mais il sera décisif surtout grâce à M. Veissière, qui sanctionne un accrochage ou une poussée de Celestini sur un corner anodin. La frappe brutale du 9 auxerrois résiste à Heurtebis, pourtant sur la trajectoire. On croit rêver, mais l'AJA joue bien et se procure des occasions nettes.
A la 55è minute, suite à une combinaison sur coup franc, Goussé propulse une tête splendide dans la lucarne de Cool. C'est tellement beau qu'on vous le repasse: Goussé propulse une tête splendide dans la lucarne de Cool. Mais M. Veissière avait décidé de faire une soirée thématique, et d'appliquer les consignes sur les bousculades dans la surface de réparation. Thomas l'aide en bousculant Guivarc'h qui s'apprêtait à placer sa tête sur un centre de Jeunechamp. Le champion du monde, de l'intérieur, double la mise. Mais les Troyens refusent d'en rester là et dix minutes plus tard, Goussé, servi en pleine surface de réparation par Tourenne, double la sienne avec une reprise sans rémission. La jeunesse auxerroise sonnait la charge et Cissé reprenait un centre de Kapo, fusillant le poteau.
Tout cela nous a fait un match nul bien rempli, qui corrige un peu nos récentes critiques de l'équipe de Daniel Rolland.

Toulouse-Lens: 1-0
La première mi-temps a été agréable entre deux équipes en net regain de forme dernièrement, le début de match étant plutôt Lensois. En effet, l’entame des Toulousains fut très timide, certainement en raison de la précarité de leur situation actuelle. Comme de son côté l’équipe lensoise est en ce moment un modèle d’organisation, elle domina d'abord logiquement les débats. La partie s’équilibra dès lors que les Toulousains se décomplexèrent progressivement. Seules manquaient à cette rencontre alerte les occasions de but. Pour les uns, Bonilla se retrouvait souvent trop isolé, pour les autres, quelques hors-jeu mal négociés en attaque situèrent les limites offensives de ce match.
Le début de seconde mi-temps vit les hommes de Nouzaret revenir sur le gazon avec le mors aux dents. Face à cet élan, la défense lensoise, fort d’une nouvelle confiance apportée par trois victoires consécutives, fit le dos rond et laissa passer l’orage. Le calme revenu, l’équilibre se rétablit. Opposés à une belle maîtrise défensive lensoise, les Toulousains en profitaient cependant pour prouver une nouvelle fois que leur niveau global est supérieur à celui d’un relégable. Il fallut, par exemple, vingt bonnes minutes aux visiteurs pour être dangereux dans cette mi-temps. Malheureusement pour les spectateurs, les locaux n’étaient guère plus redoutables à l’approche des buts de Warmuz et la partie commençait à perdre de son intensité. Nous nous dirigions ainsi doucement vers le nul quand Bonilla profita d’une mésentente dans l’alignement de la défense Sang et or pour trouver le chemin des filets d’une belle frappe brossée (80e). Restaient une dizaine de minutes aux Lensois pour égaliser. Ils faillirent y parvenir par Fuertes qui envoya sa tête sur la barre de Revault. Leurs derniers efforts restèrent vains et Toulouse empocha la victoire.
L’effet Nouzaret joue donc toujours et l’écart se réduit avec la zone de salut. Avec une seule défaite en sept rencontres, c’est la moindre des choses pour des joueurs qu’on croyait morts et enterrés il n’y a pas si longtemps. La confiance revenue, le plus dur est peut-être derrière eux.
Côte lensois, en revanche, cette défaite constitue un coup d'arrêt. La faute sans doute à une frilosité trop grande. Avec un peu plus d’audace et d’envie, les hommes de Courbis auraient pu revenir avec bien mieux. Ils laissent filer une belle occasion de se hisser vers la tête du championnat.

Guingamp-Monaco: 2-2
L'ASM était allée au Roudourou pour montrer la volonté qu'elle veut désormais mettre dans le championnat. Il en fut ainsi dès le début du match, qui vit notamment Riise tenter de rééditer son but contre Strasbourg lors de la dernière journée. Mais Rodriguez est le meilleur enrouleur de frappe du championnat, et son coup franc de la 28è minute a justifié sa réputation, même si Aubry n'a pas eu tellement plus d'influence que sa barre transversale sur ce coup-là. Le Corse enroule même ses volées, et celle-ci, sur un centre de Carnot, passe du mauvais côté du poteau (39è). Fiorèse, servi par Tasfaout, s'enfuit entre deux défenseurs et trompe le gardien monégasque, à l'orée des arrêts de jeu. Pendant ce temps, Monaco avait dominé...
Probablement énervés par la tournure de cette première période, les hommes de Puel revenaient des vestiaires avec plus de hargne, tandis que les Guingampais devaient voir leur jeu en contre devenir de moins en moins dangereux. Fiorèse et Rodriguez (qui frappe la barre sur un nouveau coup franc), avaient eu l'occasion de doubler leur compte, mais après une série d'occasions (dont un slalom invraisemblable de Riise), les Monégasques parvenaient à trouver la faille à la 75è minute, par le jeune Grégory Lacombe qui plaçait une belle frappe croisée. Sur leur lancée, ils pressaient un peu plus le but de Loussouarn. Riise couronnait son excellent match par le but de l'égalisation sur un ultime coup franc. Sur le plan de l'esprit, ce match peut à Puel servir de référence pour l'avenir, mais pour ce qui est du résultat, il ne peut contenter l'entraîneur. Avec deux défaites et un nul sur les trois derniers matches (en ayant reçu deux fois), l'EAG marque sérieusement le pas. En accueillant Marseille samedi, la victoire sera impérative.

Marseille-Nantes: 2-0
Les Marseillais ayant marqué dès l’engagement, la rencontre partait idéalement pour eux. En pleine préparation foncière actuellement (on ne rit pas), ils n’auraient aux dires de leur staff technique qu’une heure dans les jambes. Obligation donc pour eux de faire la différence le plus rapidement possible afin de profiter également d’une éventuelle fatigue des Nantais à la suite de leur expédition suisse. Opération plus que réussie sur deux passes décisives de Mister George, avec un but de Belmadi à la première minute et un second à la 19e, suite à un contre exemplaire finalisé par Marcelinho. La réussite marseillaise était optimale avec deux buts en deux actions et un penalty généreusement oublié par M Vileo (c'est le fameux arbitrage vileo) sur une faute flagrante de Ngotty. La suite fut, bien que toujours plaisante, plus calme avec un jeu s’équilibrant entre les deux opposants.
Toujours menés par deux buts d’écart à la pause, les Nantais prirent les rênes du jeu dès la reprise. La plus grosse occasion fut cependant marseillaise à la 60e minute grâce à une tête de Weah sauvée sur la ligne. Cette réaction marquait le début d’une belle période des hommes de Clemente. Paradoxalement elle aussi fut achevée par une action décisive adverse. Malheureusement pour les "canaris", l’arbitre était dans un mauvais soir et le but de Monterrubio fut refusé pour un hors-jeu imaginaire. Dur pour les Nantais! La fin de match ne revêtit pas un grand intérêt entre des Marseillais prudents protégeant efficacement leur avantage et leurs adversaires visiblement émoussés.
Cette victoire en même temps que de rassurer les Marseillais leur permet de préserver leur nouvelle tranquillité. Le chantier reste cependant vaste avec une animation offensive encore à optimiser. D’une part, ils ne seront pas toujours aussi réalistes, d’autre part, certains grognements se font déjà entendre, l’isolement des attaquants semblant poser problème (Weah étant très virulent à ce sujet). Les bons résultats s’ils venaient à se confirmer pourraient bien arranger tout cela.
Pour leur part, les Nantais subissent un coup d'arrêt qui pourrait bien n’être que provisoire pour peu qu’ils récupèrent physiquement. Leur jeu toujours bien en place n’a manqué que de ressources physiques supplémentaires pour être efficace. Sur ce plan, la trêve est attendue avec impatience du côté de la Loire Atlantique.

Bordeaux-Saint-Etienne: 2-1
"Levystsky a eu un souci". Ainsi Gérard Soler a-t-il expliqué l'absence du gardien ukrainien dimanche soir. Gérard Soler a-t-il des soucis avec les passeports de ses joueurs? La coïncidence est assez accablante, et il ne manquait à l'ASSE qu'une "affaire" comme celle-ci (voir Faux passeports, une bombe à retardement?) pour aggraver sa situation.
Ceci dit, quel joli match! Cruel pour des Stéphanois qui ont sensiblement dominé des Girondins fatigués, mais qui a offert son lot d'occasions, un rude affrontement et quelques rebondissements.
On en est encore à essayer de comprendre le dispositif de Toshack, qui a titularisé Diawara et Sarr, placé Alex et Sanchez en attaque, lorsque le Brésilien, esseulé à droite, efface Bonnissel et envoie sa frappe du gauche sur la barre. Divers affolements stéphanois laissent les Girondins centrer et tirer (par Pauleta), sans concrétiser le danger. Par la suite, à la surprise générale et à la faveur d'une meilleure récupération du ballon et d'un Alex presque meneur de jeu, les Verts obligent leurs hôtes à reculer et se créent les occasions les plus nettes. Sur un coup franc qu'il a obtenu et que Sarr tire fort et tendu, Alex hérite de la balle et place une frappe inarrêtable au pied du poteau de Ramé. Pour une raison inexplicable, la main de celui-ci parvient à sortir la balle (17è).
Les longs ballons des Marine, dans le dos de la charnière verte, semblent voués à l'échec, mais Pauleta ne l'entend pas ainsi et sur l'un d'eux, il se présente face à Janot mais son lob échoue au bout des gants du portier. Les Stéphanois obtiennent des coups francs successifs et maintiennent un placement haut qui gêne leurs adversaires. A la 29è minute, Huard en cloche décale Kvarme qui résiste à Sommeil et centre très fort devant le but. Sarr n'a plus qu'à faire opposition du torse pour ouvrir la marque.
Pauleta est privé d'une égalisation rapide par Kvarme, mais dans la foulée, Laslandes trouve Pauleta qui peut pénétrer dans la surface. Son lob, qui avait battu Janot mais pas encore Mettomo, est propulsé par Wilmots au fond des filets (31è). Comme le défenseur camerounais se blesse sur l'action, on se dit que le tournant du match est là. Carteron fait son entrée et cette fois, ce sont les joueurs qui peinent à comprendre la disposition voulue par Toshack. A quelques secondes de la pause, Pauleta obtient en rusé un penalty sur la sortie aventureuse de Janot. Et là c'est une partie de flipper inattendue: le gardien repousse les deux tirs successifs de Laslandes, qui se retourne comme si l'action était finie. Le dégagement des défenseurs rebondit sur ses fesses et revient à Pauleta, dont la frappe à angle fermé est repoussée de la poitrine par Kvarme, sur la ligne.
A la reprise, les Bordelais se montrent immédiatement dangereux sur corner, mais Pedron, entré en toute fin de première mi-temps, réplique d'une frappe trop enlevée, puis rate du bout du pied la passe d'Alex, qui avait encore pénétré dans l'axe. Mais sur une touche perdue par les Verts, Wilmots adresse le centre parfait à destination de Pauleta qui devance Potillon et ne rate pas l'occasion d'inscrire son dixième but (55è).
Un peu secoués, surtout qu'ils ont perdu Luiz Alberto très vite et doivent une nouvelle fois se réorganiser, les Stéphanois restent volontaires et retrouvent progressivement leur ascendant, obtenant notamment quelques coups francs dangereux. Sur l'un deux, Pedron (entré pour remplacer le milieu brésilien) effleure la barre devant un Ramé immobile (68è). Après une nouvelle frappe du numéro 10, une très belle action girondine, lancée par Pauleta et relayée par Basto, Laslandes et Wilmots, est conclue par... Pauleta, sur tous les coups. Mais sa reprise en pleine course rate le cadre (77è).
Dans le dernier quart d'heure, les locaux baissent de rythme, reculent et commettent plus de fautes. A l'occasion d'un coup franc, Huard combine pour Alex, qui déborde à gauche et centre au second poteau. La surpopulation stéphanoise au point de chute annihile cette belle occasion. Les dernières minutes sont difficiles pour l'équipe de Baup, qui préserve malgré tout son avantage. Un avantage qui est aussi le leur au classement. Le principal ennemi des Girondins étant l'épuisement consécutif à la répétition des matches, cette douloureuse victoire est précieuse. Ils peuvent toujours compter sur Pauleta, danger permanent qui, lui, ne semble pas avoir de problème de fraîcheur. Avec l'attaquant portugais à un bout et Ulrich Ramé à l'autre, le onze bordelais a les moyens de surmonter les périodes difficiles.
La potion est plus amère pour des Stéphanois qu'on n'avait jamais vus aussi conquérants sous l'ère Toshack, avec un milieu de terrain qui a souvent pris le dessus. Comme à Marseille, ils ne passent pas très loin de leur première victoire à l'extérieur et devront surmonter la déception pour confirmer leurs progrès.

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