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Partout ailleurs malheureusement

DIAPORAMA: la 17è journée du championnat

Comme en Floride, on n'a pas tout à fait fini de compter les points pour désigner le champion d'automne, mais Bordeaux coupe le ruban en premier. A peine le temps de se retourner que les matches retour commencent...
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Bastia-Marseille: 3-0
Comme pour confirmer la théorie des cycles, Bastia se relance après un carton à Lens, un match contre Nantes reporté et une défaite à Guingamp. À l'inverse, l'OM, sous intérim, ne profite pas de l'embellie du week-end dernier pour obtenir un deuxième résultat positif d'affilée.
Le début de la rencontre est marqué par des prises d'initiatives limitées au maximum, aucune équipe ne montrant plus de confiance que l'autre. Les Marseillais (avec Weah seul en pointe) ne parviennent pas à construire des mouvements probants, tandis que les Corses maintiennent leur confiance dans leur duo d'attaquant, bien décidé à se relancer. Une action très curieuse amène le premier but bastiais: Durand "dévisse" son dégagement de la main, mais le ballon parvient rapidement à André qui dévale le côté gauche pour centrer sur Née, semant une panique fatale à Trevisan qui marque contre son camp. Le but de Née en seconde période est beaucoup plus limpide: idéalement décalé par Nalis en pleine course, il se joue de Ngotty pour aligner la lucarne. Même exercice de style à la 78è minute, pour André dans l'axe sur une passe de Clayton. Les choses étaient devenues nettement plus simples pour l'équipe d'Antonetti avec la légère euphorie du 2-0. Est-ce le début d'une nouvelle phase positive pour le Sporting?
Difficile de commenter la prestation de l'OM sans aligner les clichés. Le club devrait se mettre en chômage technique en l'absence d'encadrement et reporter ses matches en attendant l'arrivée de Clemente. En espérant que celui-ci mesure bien l'ampleur de sa tâche.

Lens-Monaco: 4-3
Qu’on se le dise, les buts sont de retour à Bollaert! Aux quatre face à Bastia ont succédé quatre nouvelles réalisations contre le champion sortant, cette fois mieux répartis. Un champion sortant qui à ce rythme va sortir définitivement de la course au titre. Opposés à une équipe nordiste très entreprenante et ayant dominé l’essentiel des débats, les Monégasques n’ont jamais semblé dans le coup. Attentistes, ils ont payé un manque de combativité évident. Attitude surprenante, surtout à la suite de la victoire contre le PSG. On pensait qu’ils avaient définitivement relancé leur saison en reportant leurs ambitions européennes déçues sur le championnat. Lourde erreur. Plus que sur le terrain, le problème principal se situe dans les esprits. Peut-être rassasiés par le succès de l’an dernier et certainement affaiblis par les absences répétées de Gallardo, les joueurs rouge et blanc ne donnent pas l’air d’avoir envie de se battre pour renverser le cours d’un match dès que celui-ci tourne à leur désavantage.
Ce qui nous amène tout naturellement à un des rares Marseillais content de sa soirée : Rolland Courbis. Sous une météo ironiquement diluvienne, ses hommes ont montré un spectacle qui a ravi les courageux venus au stade. Et même si les joueurs lensois ont pu se mettre dans le bon sens grâce aux cadeaux défensifs des Monégasques, il faut saluer leur envie et la qualité de leur jeu. Leur milieu de terrain ayant fait un match remarquable (avec un Moreira des grands jours), ils ont pu mettre la pression sur la défense adverse pendant une bonne partie du match. Comme de surcroît le retour de Fuertes leur permet d’être de nouveau efficaces, ils ont rapidement fait douter leurs opposants. Seul moment de faiblesse au cours de cette rencontre, le début de seconde mi-temps où ils ont joué beaucoup plus bas en laissant la maîtrise du jeu. Cette période ayant été sanctionnée par l’égalisation monégasque (qui devait cependant plus à la malchance de Rool qu'au brio des hommes de Puel), ils sont revenus par la suite à de meilleures intentions.
Spectaculaire, ce retour en grâce des Sang et Or l'a été sur le terrain, mais aussi sur le plan du jeu, pour lequel on peut parler de grand bond en avant par rapport aux prestations précédentes. À suivre au cours des prochaines journées
La défense monégasque réorganisée à cinq depuis la victoire contre Paris, à l'image d'un Marquez complètement dépassé depuis plusieurs matches, sombre déjà. Le petit choc psychologique généré par ce changement tactique semble avoir vécu. Que reste-t-il à l'ASM pour redresser la barre? Les coups de gueules présidentiels seront sans doute insuffisants. Seule solution à portée de main, le recrutement au mercato de joueurs à fortes personnalités capables de secouer le groupe. Mais on connaît les dangers de ce type de recrutement. Voir à ce propos l’exemple marseillais de l’an dernier.

Metz-Toulouse: 1-1
Suivant la logique des vases communicants décrite dans la Gazette 19, le TFC est venu à Saint-Symphorien transmettre un peu de sa déprime à des Lorrains sur la mauvaise pente. Bonilla est une rare mais nette satisfaction pour l'équipe de Nouzaret, il profite d'une erreur de Kastendeuch (une fois n'est pas coutume) et d'un excellent pressing de Dieuze pour tromper son compatriote Chilavert. Peu avant l'heure de jeu, Baticle égalise dans ce match mais aussi au classement des buteurs (6 buts). Après une reprise de Jager, une transversale de Meyrieu sur coup franc et une balle de match pour Bonilla, dont le gardien colombien sort cette fois vainqueur, les deux équipes se partagent les points, après s'être partagé les mi-temps. Bien revenus après la pause, les Messins ne doivent pas désespérer de leur jeu, mais ils peuvent multiplier les ateliers à l'entraînement... Condamnée à réussir des coups pour sauver leurs espoirs, la formation toulousaine a raté une occasion de commencer dès ce samedi. Les matches retour devront voir la naissance d'une tout autre équipe.
Les affaires du FCM ne s'arrangent pas, après deux défaites à l'extérieur et deux nuls à domicile. Muller n'a pas fini de s'inquiéter. Prochain match: à Auxerre, concurrent direct dans la lutte pour sortir des sables mouvants de la queue de classement.

Strasbourg-Lyon: 0-3
Incorrigibles Strasbourgeois, incapables de continuité. Chaque début de redressement est resté sans suite. Pire, un léger mieux a toujours été le précédent d'une déroute. Quel avenir donner à une équipe qui n’a jamais pu se débarrasser de sa fébrilité défensive. Les trois buts lyonnais en sont encore la preuve. Sur chacun les Alsaciens ont été plus que passifs. Cette passivité qui ressemble de très près à une résignation a scellé le sort de Le Roy. Mais un changement d’entraîneur suffira-t-il? Pourra-t-il corriger les erreurs de recrutement déjà commises? Erreurs dont la dernière aura sans doute été la venue de Chilavert. Pourquoi aller chercher un goal (surtout à ce tarif!) alors que l’urgence se situait plutôt dans le champ de jeu. Plus que d’un nouveau gardien, c’est d’un défenseur dont l’équipe semblait avoir besoin en priorité. Quelqu’un capable d’aider Bertin à solidifier une arrière garde en proie au doute. Au lieu de cela, on lui met dans les pattes une personnalité à l’ego démesuré dont la tâche implicite semble être de le remplacer en tant que chef de la défense. Ajoutez-y le détail de son éviction en tant que maître artilleur et vous aurez un exemple digne de figurer dans le petit manuel de la psychologie appliquée aux sportifs du côté de la Meinau.
Côté lyonnais, la soirée aura été plus que positive avec trois buts et trois points qui vont faire du bien aux joueurs. Ils permettent d’atténuer la déception européenne et d’effacer l’échec face à Lille. Mettant un terme à l'inflation des récupérateurs, Santini s'est enfin décidé à aligner ses deux meilleurs milieux. Et avec Dhorasso et Malbranque aux commandes, son équipe a ressemblé à quelque chose. Mais le staff lyonnais se gardera cependant de toute conclusion définitive tant l’opposition était faible samedi soir. On peut les féliciter d’avoir su en tirer le meilleur parti.

Rennes-Auxerre: 0-1
Nous avions laissé les Auxerrois très mal en point après leur défaite à domicile face à Strasbourg. Avec un fond de jeu proche du néant, il ne leur restait plus qu’à serrer les rangs en s’accrochant au moindre point. Coup de chance, ils se déplaçaient à Rennes, équipe réputée pour sa conviviale maisonnée. En effet, la confiance des Bretons à domicile est depuis longtemps portée disparue. Ils en ont encore fait l’expérience samedi soir. Intrinsèquement supérieure à son adversaire, l’équipe de Le Guen a dominé tout le match. Mais face à une formation bien regroupée et bien organisée défensivement les attaquants locaux se sont cassés les dents. Pas toujours bien inspirés et d’une fébrilité constante, ils ont été, une nouvelle fois, décevants. Dès lors, ne restait plus aux Auxerrois qu'à refermer le piège en crucifiant le remplaçant de Lama en fin de rencontre.
L’avenir de Le Guen est sans doute scellé, son sursis n’étant lié qu’à la finalisation de son remplacement. Dommage pour cet homme attachant qui paye des erreurs de recrutement commises en grande partie sans lui. Comme pour beaucoup de ses collègues cette année, le manque d’un numéro neuf efficace lui aura coûté son poste.
La situation de Daniel Roland n’est guère plus confortable. Si son équipe aligne les bons résultats à l’extérieur, elle ne cesse cependant de nous inquiéter. Son niveau et sa capacité à peser sur les rencontres sont des plus limités. Et il n'est pas certain que cela aille en s’améliorant au fil de la saison. L’équipe tient juste en équilibre et il suffirait que la réussite vienne à lui tourner provisoirement le dos pour que tout s’effondre. Elle ne semble pas, pour le moment, posséder les armes pour remonter la pente en cas de besoin. Son avenir en D1 passera donc par l’amélioration d’un jeu vers l’avant trop limité pour le moment.

Troyes-Guingamp: 0-1
Dans une saison où on ne sait plus où donner de la tête pour suivre les "équipes surprises", l'EAG ne veut plus passer inaperçu. Pour la photo de demi-saison, les Bretons montent sur le podium provisoire, et voient leur discrète régularité récompensée. Après un trou d'air au Roudourou contre Sedan (0-3), les guingampais se sont bien repris, encaissant six points sur neuf possibles. Ils ont su résister à la domination troyenne et aux occasions de Djukic, Goussé ou Rothen, avant d'envoyer Fiorèse piquer son ballon et les trois points de la victoire. Un coup prémédité par Guy Lacombe qui avait fait entrer Rodriguez à la place de Tasfaout... L'En Avant n'est pas prêt de perdre son image de club de braqueurs patentés!
L'ESTAC, qui a de quoi être déçue, rentre dans le rang, avant un déplacement difficile à Toulouse.

Saint-Etienne-Nantes: 0-2
Après une première mi-temps plutôt équilibrée et assez plaisante, quoique sans étincelle, le premier quart d'heure de la seconde atteint une réelle intensité, les occasions s'offrant des deux côtés (superbe pénétration d'Alex, dont le tir est contré par Landreau) pour faire pencher la balance. C'est Carrière qui s'en charge, laissé tranquille par les défenseurs verts, pour décaler Moldovan de l'autre côté de la surface lequel place un maître tir dans le petit filet. L'écart entre les niveaux des équipes se révèle ensuite, avec des Nantais qui montrent la qualité de leur jeu collectif, et aucun signe de fatigue après leur festival européen de jeudi. En face, au contraire, les Stéphanois ne trouvent plus aucune solution malgré les changements effectués (Guel, Sablé, Fellahi) et quelques coups de pied arrêtés. Le but qui enlève les derniers doutes vient comme le premier du côté droit, et c'est Ziani qui téléguide un lob de haute précision sous la transversale de Levytsky.
Premier échec à domicile pour Toshack, dont l'équipe a fait constater ses carences sans confirmer sa solidité défensive. À l'image de Pedron, loin de son meilleur niveau, les Verts ne font plus le spectacle, et leurs supporters se font de moins d'illusions pour la suite de ce championnat.

Sedan-Bordeaux: 0-0
Sans Sommeil, Roche, Dugarry, Legwinski ni Pauleta et probablement éprouvés par leur victoire européenne, les Girondins se sont surtout appliqués à rester bien en place et à lancer quelques contres ou offensives à haute rentabilité. Les Ardennais avait imposé un premier quart d'heure enflammé, mais la rencontre se verrouilla par la suite.
À la reprise, Mionnet s'offre une fausse joie de toute beauté, tant il met longtemps à s'apercevoir que son but est refusé pour une légitime position de hors-jeu. Le spectateur qui a récupéré son maillot aura une anecdote à raconter. Mais les deux équipes s'annihilent au milieu du terrain et les occasions manquent d'acuité. Heureusement pour le spectacle, le dernier quart d'heure s'affole à nouveau sous les assauts de N'Diefi, N'Diaye ou Quint, intenables. Les ballons déboulent de tous côtés devant la cage de Ramé, qui multiplie les interventions d'urgence.
Le sommet se conclut donc sur un score classique entre deux formations qui doivent maintenant trouver un second souffle et se maintenir sous pression si elles veulent prolonger leur séjour en tête du classement. Elles en ont les moyens.

PSG-Lille: reporté
À la liste des dérèglements qui affectent le PSG, il faut donc ajouter ceux du climat et d'un match à rejouer contre Lille, qui ont coûté la blessure d'Anelka. Les Parisiens avaient eu le temps de montrer un peu de bonne volonté. De manière catastrophique pour Dalmat, sévèrement critiqué ces derniers temps et qui se prend les pieds dans la course de Cheyrou pour un penalty sans conséquence finale, comme le but de Robert après la reprise, sur la patinoire lilloise
. Retournant à un rang anonyme, l'équipe de la capitale sera peut-être un peu plus tranquille pour redresser la tête et reprendre des points. Mais point de répit, puisqu'elle rejoue à Rennes dès ce mardi soir... Le LOSC devra avoir asséché sa pelouse avant mercredi, pour recevoir Strasbourg.

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> déconnerie

Hey gamin !

Le championnat de France


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Richard N & Christophe Zemmour
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Alex Lagazette
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La Gazette de la L1 : 37e journée

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