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Revue de Stress, numéro 5

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Passeport Vahid

Dernier slow en Slovénie

Notre compte-rendu est à l'image de la victoire des Bleus: sobre et sans trop de fioritures, mais aussi efficace que possible.
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La victoire à Ljubljana a mathématiquement conclu le parcours parfait des hommes de Santini dans les éliminatoires les plus tranquilles depuis belle lurette. On aura vainement compté sur les Slovènes pour offrir une opposition consistante dans ce groupe 1. Assommés au match aller, ils ont été transparents au retour, ne cherchant même pas à enflammer les débats alors qu'ils furent rapidement menés. Significativement, et à une interrogation près (le partenaire de Desailly en défense centrale), c'est très probablement l'équipe-type que Jacques Santini projette pour l'Euro 2004 qui a ramené ces trois points décisifs. Huit champions du monde étaient titulaires, seuls Makelele et Silvestre n'ayant pas participé à l'Euro 2000 — ce qui en dit long sur la continuité assurée par Santini et sur le redressement opéré par les tauliers depuis la débâcle coréenne. Évidemment, c'est en phase finale que sera jugée cette génération de survivants. Mais comme les désillusions du foot français ont souvent été suivies de longues éclipses, on doit au moins se réjouir que l'équipe de France se soit mise en position de défendre son titre au Portugal, avec quelques armes… Le match Dans l'atmosphère champêtre du Central Stadium de Ljubljana, il fallut plus de temps aux attaquants français pour toucher leur premier ballon (Henry, 6e) qu'au spectateur pour comprendre que la rencontre n'allait pas se dérouler sur un rythme effréné. Le temps pour les Bleus de réaliser que leurs adversaires allaient leur abandonner complètement la conduite des opérations pendant toute la première demi-heure. Même si Zahovic exécute le premier d'une série de coups francs lointains (8e), c'est Henry, décalé par Zidane, qui règle la mire d'un tir du droit qui va compter fleurette au poteau. Thuram, servi par Wiltord après une bonne conservation du ballon, lance un débordement d'un joli grand pont, retrouve Wiltord qui a suivi et qui alerte Trezeguet dans l'axe. Un crochet, un intérieur du gauche et le score est ouvert sans plus de frais (10e). Les Français mènent des attaques placées pour rentabiliser une écrasante domination. Vieira pénètre et s'appuie sur Henry pour tenter un lob (13e), Henry conclut un rush dans l'axe par une frappe du gauche qui ne trouve pas le cadre (21e), Trezeguet voit sa reprise contrée sur un centre de Zidane (34e), Wiltord place une volée à la réception d'un coup franc du meneur français (37e)… À l'orée du dernier quart d'heure, une vague frayeur sur une occasion de Siljak, tardivement signalé hors-jeu, a tout de même marqué un net réveil slovène. Les coups francs blancs se rapprochent, Zidane et Makelele écopent d'un carton jaune, mais Barthez ne doit finalement s'employer que sur une intervention aérienne peu avant la mi-temps. Après la reprise, on perd à nouveau de vue les Slovènes. Trezeguet est près de profiter d'un centre de Thuram, Zidane et Liza investissent le flanc gauche et Makelele manque de faire mentir son ancien président en ne parvenant pas à cadrer sa tête (53e). Jusqu'à l'heure de jeu, aucune des deux équipes ne parvient à porter un danger très sérieux, mais c'est le moment que choisit le scénariste pour animer un peu tout ça. C'est d'abord Simeunovic qui sort devant Wiltord en repoussant le ballon des deux mains. À quarante mètres des buts, ça la fout mal mais ça ne perturbe pas M. Messina qui, en revanche, sort un deuxième jaune sous le nez de Makelele, qui s'est cru autorisé par l'épisode précédent à jouer au handball. Dacourt remplace Trezeguet, et deux minutes plus tard, le Romain profite d'une talonnade de Zidane dans le rond central pour s'enfoncer dans l'axe, puis exécuter avec Henry un une-deux parfait avant de déclencher une frappe sommaire qui double le score (70e). Pires entre à la place de Zidane, et Sagnol à celle de Wiltord, pour le rare plaisir de jouer avec Thuram. Le dernier quart d'heure constitue une bonne séance d'entraînement pour Barthez qui arrête, repousse ou détourne une poignée d'occasions slovènes. La France est qualifiée sans plus de cérémonie… Les gars Le troisième gardien de Manchester peut se réjouir de son quatrième match consécutif avec les Bleus sans prendre de but, la réduction à dix de son équipe ayant permis aux attaquants slovènes de le mettre à contribution. La défense centrale a eu un match sans histoire, les deux faux amis ayant été autoritaires dans leurs interventions, notamment aériennes de la part de Silvestre, qui a juste commis une relance Christanvalienne. À l'initiative du premier but, l'infatigable Thuram a probablement été le meilleur homme du match, au point de jouer presque plus haut que Wiltord. Ce dernier a visiblement été victime du syndrome du joueur qui a trop lu une presse unanimement louangeuse à son égard. Même si lui aussi a participé au but de Trezeguet, il a livré son moins bon match depuis fort longtemps, ponctué de transmissions ratées et marqué par une contribution au jeu réduite. De l'autre côté, Lizarazu a été aussi actif et combineur avec Zidane que d'habitude. Le Madrilène a touché beaucoup de ballons sans se départir d'une certaine sobriété, ce qui a suffi à organiser orchestrer le collectif. Vieira et Makelele ont maîtrisé leur sujet au milieu, neutralisant les techniciens slovènes. Dommage que le second se soit fait un peu bêtement expulser, mais cet incident a eu l'avantage d'offrir à Dacourt un but et un ticket pour France-Israël. Trezeguet a réussi une belle première période avant de se faire plus discret quant l'affaire fut dans le sac. N'ayant pas eu besoin d'être plus flamboyant que ses coéquipiers dans ce match parfaitement maîtrisé, Henry a assuré l'essentiel plutôt que le spectacle. Le match de TF1 Copinage – Tortorovic – match de bienfaisance – monsieur Simonet - anniversaire – cave de Jean-Claude Dassier – fête au village – Variétés Club – Pascal Praud ah ah etc. Les observations On va pouvoir fêter sereinement l'anniversaire de France-Israël 93. 8000 spectateurs, une pelouse pourrie, des bombes agricoles… On était à Ajaccio? Les Slovènes se sont fait refiler des contrefaçons même pas moulantes du maillot d'Auxerre. Makelele et Vieira suspendus au prochain match, c'est pour énerver Petit? Rédaction sympathique cherche hébergement chez l'habitante pour Euro 2004. Écrire au site qui transmettra. Les calembours auxquels vous avez échappé Slovènes jugulaires En v'là du Slovène en v'là On ne prête Karic Cipot tergiverse et Pavlin renaude
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Les Bleus

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Jérôme Latta
2020-07-29

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Mevatlav Ekraspeck
2020-06-11

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