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Philippe Doucet

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Revue de stress #168

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Sur les doigts d'une main

Contre favorable

Le journaliste de Canal+, ancien président du SCO d'Angers, a souhaité répondre à la Tribune des lecteurs d'Hydresec, "Maudite trinité".
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J'ai beaucoup ri du brillant texte d'Hydresec "Maudite trinité".
D'autant plus que je suis particulièrement concerné par son texte. Non que j'y sois curieusement le seul nom cité, ce qui est pour le moins déroutant (j'y reviendrai plus loin), mais parce que j'ai, moi aussi, une certaine habitude des clubs de la "lose". Jugez plutôt. Mon club de cœur est le FC Rouen. Soit le plus grand spécialiste trente chutes libres et inarrêtables. Des voyages éclairs entre la D1 et la CFA 2 depuis trente ans, qui dit mieux? Avec des séries de descentes consécutives comme peu en ont vu, pas même Hydresec avec ses clubs.
Je vous signale tout de même que, gamin, je jouais à Bois-Guillaume, qui devait être en deuxième division de District quand le FCR était en D1. Aujourd'hui, Bois-Guillaume est devant Rouen au classement du groupe D de CFA...

Lorsque j'ai déménagé de Rouen à Paris, je me suis intéressé à peu près à tous les clubs qui n'étaient pas le PSG. Avec quelle réussite! J'ai donc tenté le Red Star, le Paris FC, le Racing, le RP1, le Matra. Il n'y a guère que Créteil que j'ai réussi à éviter. Belle abnégation qui dépasse presque les performances d'Hydresec!

Bref, le seul point où je ne le rejoins pas concerne Angers. En effet, vous réussissez, en évoquant trois clubs où il y a pourtant sacrément à raconter en termes de dirigeants (Strasbourg, Nice, Angers), à ne citer que mon nom pour mon passage à la tête du club angevin. Je ne devrais pourtant pas entrer dans vos critères puisque ce fut une rare (pour ce club) année de réussite (une montée de National en Ligue 2 en 2003) et une très rare année de stabilité avec Eric Guérit pour seul entraîneur et grand artisan de cette montée.
Éventuellement, vous auriez pu me citer comme victime de l'environnement habituel de ce type de clubs (surtout en période de réussite, quand le club redevient intéressant) avec son lot de gens avides de pouvoir, d'argent et d'influence politique. Avec, pour arme, la grossière manipulation du chèque que vous citez (1).
Que ces gens, devenus opportunément mes adversaires, aient inventé cette histoire grossière, puis usé et abusé de mon nom connu pour servir leurs noirs desseins, c'est une stratégie logique. Être connu, sans avoir jamais cherché à l'être, est un grave défaut. Qu'il ait été exploité par ces gens, soit! Mais que vous, Hydresec, l'observateur aussi fin de ces clubs (souvent environnés d'aigres), tombiez là-dedans également, alors là, je suis déçu.

Reste que j'ai pris un grand plaisir par ailleurs à lire votre texte. On devrait plus souvent évoquer ces destinées fatales. Les Anglais, avec leur amour éperdu pour leur club d'origine, sont plus forts que nous pour cela. Mais bravo pour ce bel essai.


(1) Note de la rédaction : Philippe Doucet est arrivé à la tête du SCO d'Angers en juin 2002. Au terme de la saison 2002/2003, des manœuvres menées par Bernard Blot puis Serge Martel de la Chesnaye, actionnaires du club, révélaient un imbroglio capitalistique: le journaliste de Canal+ avait acquis ses 62% de parts de la SAOS avec un chèque de 207.000€ qui n'avait jamais été encaissé. Isolé, Philippe Doucet avait dû démissionner au cours de l'été – son départ précédant le limogeage de l'entraîneur Éric Guérit, puis celui du manager général Patrick Glanz par le nouveau président, Patrick Norbert (désigné comme repreneur par le Tribunal de commerce d'Angers en août).
En janvier 2004, Philippe Doucet devenait conseiller du président du FC Rouen, René Bertin.

PS : le titre "Contre favorable" est de notre cru.
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Les médias et les journalistes


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