auteur
Richard N

 

Pionnier du foot sur le Web avec Kick'n'Rush, historien pour les Cahiers et Footichiste pour son compte.


Du même auteur

> déconnerie

Arnaque a la tchadienne

> article suivant

La D1 dans la lumière

> article précédent

France-Islande : Holiday on Iceland

> article précédent

Islande, mode d'emploi

Charisteas 2004, l’Europe en ruines

Un jour un but – Le 4 juillet 2004, le Grec Angelos Charisteas inscrit le but de la plus invraisemblable victoire de l’histoire du foot.

Partager

 

C’est comme une même scène de cauchemar qui revient depuis plusieurs nuits. Quart de finale contre la France, centre de la droite, reprise de la tête de Charisteas. Demi-finale contre la République Tchèque, corner de la droite, reprise de la tête de Dellas. Finale contre le Portugal, corner de la droite, reprise de la tête de Charisteas. Le même but pour, à chaque fois, le même scénario, quel que soit l’adversaire. Une équipe grecque copieusement dominée qui n’encaisse aucun but. Et qui en marque un, presque par accident, sur l’une de ses rares contre-attaques.

 

 

 

Réussite

Le scénario aurait quand même dû changer ce 4 juillet 2004, à Lisbonne. C’est la finale de l’Euro et cette sélection grecque, qu'on le veuille ou non, n’a pas l’étoffe d’un champion d’Europe. L’équipe du Portugal joue sa finale à domicile, sa génération dorée mérite un titre et, selon la formule consacrée, tout un pays est derrière elle.

 

L’équipe de Luiz Felipe Scolari n’a aucune excuse en cas de défaite. Elle connaît bien son adversaire puisque celui-ci l'avait battu (1-2) en match d'ouverture. Une surprise de taille, car la Grèce en phase finale d’un Euro, c’est déjà bien beau. Dans le passé, ses deux précédentes intrusions dans l’élite du foot se résumaient à un petit point en trois matches à l’Euro 1980, puis un double zéro (zéro but, zéro point) à la World Cup 1994.

 

À l’Euro 2004, seule la présence de la Lettonie lui évite d’être considérée comme le Petit Poucet de l’épreuve. Sa victoire en match d’ouverture est la première de son histoire dans une grande phase finale, et la suite tient du miracle. L'équipe dirigée par l'Allemand Otto Rehhagel accroche un match nul contre l’Espagne puis s’incline contre une Russie déjà éliminée. Ces résultats la glissent un peu par hasard à la deuxième place du groupe, et voici la Grèce en quart de finale.

 

 

Rigueur

Tout au long du parcours de l'équipe hellène, on évoque les défaites de ses adversaires, mais rarement ses propres victoires. Qui tiennent à tellement peu de choses: une équipe de France un peu brouillonne en quarts, une République tchèque un peu fatiguée en demies. Mais pour la finale, le titre ne peut décemment pas échapper au Portugal.

 

Cinquante-sixième minute. Corner pour la Grèce. Ricardo, le gardien portugais, rate sa sortie. Angelos Charisteas prend le dessus sur Costinha et marque d’une reprise de la tête: 1-0 pour la Grèce! Il reste une bonne demi-heure à jouer et les Grecs ne verront plus le ballon. Peu importe, leur football, extrêmement défensif, se joue sans ballon. Avec une détermination admirable et un marquage individuel qu’on croyait passé de mode. Le match se termine comme les autres, 1-0 pour la Grèce. Et une équipe tout à fait banale devient championne d’Europe.

 

 

 

Ruines

Le temps d’un tournoi, la Grèce a mis le foot européen en ruines. Son exploit dépasse celui du Danemark en 1992, mais il ne suscite qu'un enthousiasme modéré. Son football est négatif et ses résultats trop hasardeux. La suite confirmera les réserves émises à son encontre: laminée lors de la Coupe des confédérations 2005, absente du Mondial 2006, elle perdra ses trois matches du premier tour de l'Euro 2008.

 

Quant à Angelos Charisteas, auteur de trois buts lors de cet Euro 2004, sa gloire soudaine lui donne l'espoir d'en finir avec son statut d'éternel remplaçant au Werder Brême. Il rejoint l’Ajax Amsterdam mais n'y restera que brièvement. Il tentera ensuite de s'imposer au Feyenoord, à Nuremberg, à Leverkusen, à Schalke 04… On l'apercevra même en Ligue 1, le temps d’une demi-douzaine de matches à la pointe de l’attaque d'Arles-Avignon, où il n'inscrira pas le moindre but. Lui qui n'avait pourtant pas eu besoin de beaucoup d'occasions, pendant ce mois portugais de rêve.

 

Partager
>> aucune réaction

> déconnerie

Nos voeux pour 2009

> sur le même thème

Bierhoff 1996, buteur en or

> du même auteur

Dugarry 1998, mauvaise langue

> Dossier

Histoire FC

Un jour, un but


Christophe Zemmour
2018-07-14

Petit 1998, millénaire nuit

Un jour, un but – Au bout de la Coupe du monde 1998, Emmanuel Petit traverse tout le terrain pour inscrire le dernier but de la compétition. Le millième de l’histoire d’une équipe de France qui décroche alors sa première étoile.


Richard N et Christophe Zemmour
2018-07-12

Zidane 1998, double Z au SDF

Un jour, un but – Le 12 juillet 1998 au stade de France, Zinédine Zidane marque deux fois le même but et assomme le Brésil. Le jour de gloire est arrivé.


Richard N
2018-07-10

Thuram 1998, buteur dubitatif

Un jour, deux buts – Le 8 juillet 1998 au stade de France, des Bleus en difficulté face à la Croatie en demi-finale de leur Coupe du monde se découvrent un buteur inattendu...


>> tous les épisodes de la série "Un jour, un but"

Sur le fil

Interdictions de déplacement: une politique ubuesque en plus d’être nuisible. https://t.co/6wvoeMSphL https://t.co/2KYceVSPnw

RT @cahierscinema: La #VAR, alias l'arbitrage vidéo dans le foot : règne de la vérité 24 fois par seconde ou croyance irrationnelle dans l'…

RT @footballskiFR: "Je pense que ce qui nous unit tous autour du Velež, c'est que c'est le symbole de Mostar. Ça nous rappelle le bon temps…

Les Cahiers sur Twitter

Le forum

Bréviaire

aujourd'hui à 19h29 - Milan de solitude : Escarre-gone"Fekir absent du groupe lyonnais à Dijon" (lequipe.fr)L'achat à DD"Deschamps, le... >>


Observatoire du journalisme sportif

aujourd'hui à 19h19 - le Bleu : Ce soir, aux commentaires, vous avez le choix entre Josse-Bravo et Pierre Ménès. Choisis ton camp... >>


Observatoire de la violence dans le football

aujourd'hui à 19h12 - balashov22 : Cessent de se torcher, vous aurez corrigé vous-mêmes. >>


Gerland à la détente

aujourd'hui à 19h04 - Run : Tiens, Groupama met un petit coup de pression. Etre associe de facon systematique aux polemiques ne... >>


EAG, les paysans sont de retour

aujourd'hui à 18h56 - De Gaulle Volant : Prends ça Stade René ! >>


Manette football club

aujourd'hui à 18h52 - Danishos Dynamitos : Pascal Amateuraujourd'hui à 15h25Danishos, il me semble que tu avais adoré "The last of us" ? Ce... >>


Etoiles et toiles

aujourd'hui à 18h48 - Milan de solitude : ParisHiltonaujourd'hui à 09h05Cette liste est une réponse à ton "c'était mieux avant, après... >>


Y a pas que le foot à Auteuil !

aujourd'hui à 18h04 - pipige : Françoise Jallet-Maurice24/09/2018 à 10h55La pétoche, c'est pour les premiers... >>


Paris est magique

aujourd'hui à 16h39 - beltramaxi : Ah pardon lotbur.Sinon j'ai quand même l'espoir que le positionnement de Neymar en 10 soit... >>


L'empire d'essence

aujourd'hui à 16h05 - Run : Giovinazzi sera le coequipier de raikkonen chez Sauber l'an prochain. Exit Ericsson. On l'a pas vu... >>


Les brèves

Onanapa

“L'Ajax refuse de laisser partir Onana à l'OM.” (foot01.com)

Monaco 2004

“Ils ont failli rejoindre l'OM.” (lequipe.fr)

Sans-Gênes

"Le PSG offrirait un pont d'or à Ivan Rakitic !" (madeinfoot.com)

José fourrait

"Mourinho, l'amour dure trois ans." (lequipe.fr)

Alcolo décanté

"Wenger en 'cure de désintoxication'." (lequipe.fr)