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Pierre Martini et Kevin Quigagne

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Adios Niño

Brescia dans la colle

Plutôt que de chercher la définition d'un match pourri, on peut en donner un exemple. A Brescia, Paris a survécu à un traquenard et sauvé l'essentiel. Autopsie de la rencontre…
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Le Brescia-PSG de mardi réunissait de très nombreux éléments indispensables à la nullification d'un match :

- un stade qui ne ressemble à rien (c'est une piste d'hippodrome autour de la pelouse?).
- un enjeu sans prestige, mais crucial pour les deux équipes.
- des commentateurs crétins (rectification : super crétins).
- des joueurs italiens insupportables (rectification : totalement insupportables).
- une équipe française incapable d'aligner deux passes.
- un caméraman parkinsonien.
- un réalisateur aphasique.
- des wagons de sales fautes.
- des tombereaux de passes ratées.
- une grave pénurie d'occasions.
- des pompiers incapables d'éteindre un fumigène.
- un penalty foireux obtenu par une vieille gloire transalpine un peu décatie.
etc.

Comme il y a toujours pire, notons tout de même les points positifs :

- le nombre, la longueur et l'emphase poétique des banderoles des tifosi. Exemple : "Votre courage mérite une nuit étoilée".
- Aloisio a marqué un but superbe.
- Okocha a réussi à faire rire un défenseur italien.
- il n'y a pas eu de bagarre générale à la fin.
- on a vu la quéquette d'un joueur.
- le PSG sauve sa saison ?

La qualification n'est qu'un soulagement relatif après cette rencontre asthmatique, gâtée par la multiplication des approximations technique et des fautes pénibles. Ces dernières se comptèrent d'ailleurs en quantité équivalente des deux côtés (on voit que Paris a une défense hispano-argentine), provocations systématiques des Italiens en plus (qui nous ont rappelé à quel point il est insupportable de perdre contre eux). Les Parisiens auraient tout de même pu faire un peu plus valoir leur supériorité technique pour résister à la rage d'outsiders déchaînés. Ils ont choisi de rendre coup pour coup et de répondre à leur adversaires dans la même langue. La sortie sur blessure d'Anelka avait semblé réduire au minimum les chances de marquer, mais c'était ignorer qu'Aloisio avait au bout de la jambe une botte fatale. L'adresse dans le vice d'un Baggio tombeur se suffira plus à faire craindre un retournement de situation.
Pour Paris, l'essentiel est assuré, et compte tenu de l'enjeu de ce tour ultime d'Intertoto, le club parisien se moquera de la manière. On n'a pas assez souligné l'importance de ce rendez-vous d'août, qui sauve véritablement la saison passée du PSG, et peut-être même celle en cours. Avec un effectif pareil, il n'aura en effet pas assez du championnat et de nos coupettes pour mobiliser tout le monde, et sa présence sur la scène européenne donne un autre standing au club de Ronaldinho.
Luis Fernandez, qui a tenu ses joueurs et parfois les a parfois retenus à l'image de Mendy, marque des points en réussissant sa première véritable épreuve dans une saison qui sera pour lui un long quitte ou double. Son coaching a été efficace, il s'est sorti d'un piège qui aurait eu raison de beaucoup d'équipes et il renoue avec une crédibilité qui s'était un peu évaporée. Son président se félicitera aussi d'avoir ainsi échappé aux sarcasmes, voire au marasme. En cas d'élimination, la cession expresse du Servette aurait en effet semblé un peu ridicule.
Reste maintenant à en faire quelque chose, de cette Coupe de l'UEFA.

Observations
Lille et Paris ont trouvé la meilleure façon de battre les clubs italiens : jouer pire qu'eux.
Roberto, ceci n'est pas plus une coupe de cheveux dans les années 2000 que dans les années 80 et 90.
Echantillons : Selon les journalistes d'Eurosport, les amendes en francs suisses seront bientôt en euros… Les Parmesans vont avoir du mal contre les Danois…
Un attaquant Tare, il faut le faire.
Fernandez, le seul entraîneur qui saute dans les bras de ses joueurs.
L'Intertoto et ses trois finales, ça fait une coupe de la taille d'une boule de pétanque.

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Les coupes européennes


Richard N
2019-05-30

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2019-05-06

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Richard N
2019-04-16

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