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Steven Rousseau et Salif T. Sacha

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L1 :: la Gazette :: J15

Bis repetita non placent

Matchbox: Liverpool-Marseille 1-0. L'OM quitte la compétition sans rééditer d'exploit, mais un miracle a eu lieu: Ronald Zubar a réalisé un grand match.
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anfield.jpgLa nalyse

Décidé à opposer sa meilleure équipe possible face à des Marseillais qui avaient irrespectueusement secoué son équipe un an plus tôt, Benitez associait à nouveau le tandem infernal Gerrard-Torres, soutenu par Riera et Kuyt. Ce système ne survécut pas au pressing des visiteurs, qui mirent presque facilement les appels de l'Espagnol hors de portée des ballons de son milieu. Pire: l'OM prenait carrément le jeu à son compte au fil des minutes, jusqu'à acculer le bloc des Reds à son but. Sans dégager une impression de sérénité extrême, ceux-ci défendirent efficacement dans un style que Carragher affectionne, protégeant un avantage acquis sur une erreur de marquage rageante. Le skipper était totalement libre au deuxième poteau pour ajuster une tête parfaite.


Vents contraires
Les occasions de revenir au score n'ont pourtant pas manqué. Mais la réussite et la lucidité ont fui les Marseillais de bout en bout. Le poteau gauche de Reina sur un missile de Taiwo, la main ferme de ce même Reina sur un coup franc enroulé de Ben Arfa qui partait vers la lucarne, la jambe cinq centimètres trop courte de Niang propulsé seul face au gardien par une ouverture lumineuse de Ziani. Kuyt jetait Cheyrou à terre à la réception d'un décalage de Ben Arfa, le gros fessier de ''Telethon Man'' Dossena s'opposait à une frappe de Niang... La liste des multiples contrariétés de la soirée est longue.


Jeu d'enfant
La défense marseillaise, Ronald Zubar et Vitorino Hilton en tête, était forcément attendue au tournant après leurs dernières avanies. Force est de reconnaître que le premier nommé a fait preuve d'un sacré caractère. Passée une entame fébrile marquée par une relance hasardeuse dans sa surface, Zubar a mis Torres dans sa poche. El Niño avait beau se rajuster le contour des oreilles, c'est bien le Guadeloupéen qui les lui tirait. Décidé à se racheter, on le vit même monter et tenter des frappes de loin, la rédemption lui tendant les bras... Mais sa reprise de la tête sur corner passait de peu à côté. Mention spéciale à Taiwo: des trois Kuyt habituels, on en vit à peine un hier.



Les gestes du match

• La talonnade acrobatique involontaire en extension de Zubar à cinq mètres du but d'un Mandanda horrifié.
• Les divers cliquetis des lombaires de Dossena sur les assauts répétés de Ben Arfa.
• La louche de Ziani par dessus la défense pour lancer Niang seul face à Reina.
• La course de vingt mètres en trottinant de Valbuena pour rattraper Mascherano et lui mettre un taquet vengeur, quelques secondes après que celui-ci l'a descendu et provoqué un début d'échauffourée.
• Le doigt levé signifiant "Non, c'est pas à moi d'y aller'' de Koné, regardant désespéré Gerrard se placer libre de tout marquage au second poteau pour l'ouverture du score.



Les gars en vrac

Bonnart et Taiwo se sont montrés bien au-dessus du niveau de leurs homologues Reds sur l'ensemble de la rencontre, la seule deuxième mi-temps de Dossena ayant suffit à établir ce net écart comparatif. Les frissons ressentis à la découverte du nom de Zubar sur la feuille de match ont redoublé sur sa première intervention, une Zubrelance d'école, plein axe. Il a étrangement maîtrisé la suite des événements, se payant le luxe de ne pas être impliqué sur le but de Gerrard, et même d'offrir à Anfield un rush inspiré des plus grands exploits de Sammy Traoré.

Ziani a livré une louche somptueuse mal négociée par Niang et effectué un bon footing de 90 minutes autour. Ben Arfa va lui pouvoir se faire un joli collier de vertèbres en recyclant les restes de Dossena et ses petits camarades. À défaut de repartir avec la cassette de son superbe coup franc pleine lulu que Reina n'a pas voulu lui laisser emporter en souvenir. Gerets a beau avoir tenté, avec Koné, le coup de l'hologramme aligné sur la pelouse, il n'a pas trompé la vigilance des défenseurs anglais, qui se sont concentré sur les vrais dangers adverses.



Les observations en vrac

• Si c'était pour marquer Gerrard comme ça, Givet aurait très bien pu s'en occuper lui-même.
• À la bourre dans ses courses, volontiers gaffeur dans ses touches de balle, pas de doute: Dossena a le potentiel pour réussir un jour à Marseille.
• Dire que s'il avait été à peine un peu plus patient, c'est Djibril Cissé qui aurait pu vendanger les occasions de l'OM hier soir.
• Ce genre de match qu'une équipe française laisse échapper en ayant eu moults occasions de le plier, c'est pêcher de ne pas les donner à commenter à Jean-Michel Larqué.
• Ne soyez pas trop tristes, supporters marseillais: il valait mieux perdre ce match-là comme ça, ou un dernier match décisif au Vélodrome 0-4?
• Eric Gerets, c'était mieux avant, quand il gagnait à Anfield avec la 19e meilleure équipe de L1.
• L'OM a fait exprès de perdre pour éviter que Daniel Riolo ne se ridiculise complètement avec son pronostic insistant de trois défaites françaises en trois matches cette semaine.



Le match de Guy Roux

• ''Il est mal cramponné, Ben Arfa, il glisse! C'est dommage (...) Ah! J'en ai vu des joueurs, qui auraient aimé jouer en pantoufles!''
• ''C'est moins facile pour l'OM de progresser dès qu'ils atteignent la première ligne rouge''.
• "C'est la coupe d'Europe! Les arbitres choisissent! Ils regardent la feuille de match, et repèrent les joueurs à qui il ne faut pas mettre de carton''

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