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Colchonerotique

Ballon d'Eau fraîche 2013, les candidats : Mathis et Danzé

Mon premier n'a pas lâché son club quand il est descendu et a accompagné sa folle remontée. Mon deuxième est au club depuis ses quinze ans. Mon tout est un duo de sérieux prétendants à la victoire.

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Mathis, retour vers le futur

Meilleur espoir de Ligue 1 en 2003 avec l’AJ Auxerre, Lionel Mathis semblait promis à une grande carrière, à l’instar de certains de ses partenaires auxerrois. Après une saison 2007 gâchée par les blessures, il signe en fin de contrat au FC Sochaux. Las, Frédéric Hantz puis Francis Gillot ne comptent pas sur lui. En quête de temps de jeu, Mathis est prêté à Guingamp, alors en Ligue 2. Le club connaît une saison moyenne en championnat, mais remporte la Coupe de France. De retour à Sochaux, on lui fait comprendre lors de la préparation qu’il doit changer d’air s’il aspire à jouer. Il revient à Guingamp, sous forme de transfert définitif cette fois. Souvent blessé, il ne peut empêcher la relégation en National mais se refuse à abandonner le navire. L’arrivée de Jocelyn Gourvennec aux commandes impulsera une dynamique positive à l’équipe, illustrée par deux montées en trois saisons. Lionel Mathis, de retour à son meilleur niveau, guide cette équipe jusqu’en Ligue 1.

 

 

Quand on lui demande s'il n'a pas gâché une carrière prometteuse, il répond: “C’est comme ça. Il y a eu une sale blessure à un moment clé de ma carrière. Ensuite, je n’ai tout simplement pas été assez bon quand j’ai été transféré à Sochaux. Je ne vais pas revenir entièrement sur ce qu’il s’est passé. Mais on a ce qu’on mérite, je pense. Et le principal, c’est d’être épanoui où on est. C’est sûr que j’aurais préféré faire toute ma carrière en Ligue 1 et être peut-être dans des clubs un peu plus importants. Après, peu importe ce que pensaient les gens à l’époque ou le bilan qu’ils peuvent faire de ma carrière, je ne me préoccupe pas de ce qu’on dit. Moi, je sais que je suis bien où je suis et que j’aime le rôle que j’occupe actuellement dans cette équipe.“ 

 

Possédant à lui tout seul plus de métier que tous ses coéquipiers réunis, il n’est certes sans doute pas le candidat le plus fair-play, si ce critère a un sens pour un milieu défensif. Mais il a d'autres atouts. Homme au tempérament casanier, toujours mesuré en conférence de presse, il a appris à devenir capitaine et à transmettre son expérience à un jeune groupe en arrivant en Bretagne. Jocelyn Gourvennec confirme: “Il emmène tout le monde avec lui grâce à son état d'esprit et s'avère un relais important pour le staff. C'est un joueur précieux dans un groupe.

 

Ce qui ne devait être “qu’une erreur de parcours“ dixit l’intéressé, est devenu une belle histoire. Avec plus de 200 matches, il est déjà le dixième joueur le plus capé de l’En Avant. Et il devrait encore grappiller quelques places puisqu’il a prolongé pour deux saisons supplémentaires en cas de maintien. De quoi apporter encore un peu d’eau fraîche à son moulin. 

 


Point fort
Passé par Auxerre, Sochaux et Guingamp, Lionel Mathis a les faveurs du vote rural.
 

Point faible
Devant le but, c’est un peintre.
 

Le slogan de campagne
"Il est mimi Mathis."

 

 

 

Danzé, le chouchou

En tête jusque dans les dernières heures du scrutin l'an dernier, battu sur le fil par Arnaud Le Lan, c'est dans le costume d'un favori que Romain Danzé aborde la campagne 2013. En effet, malgré une année tumultueuse pour son club (fin de saison désastreuse, défaite en finale de la Coupe de la Ligue, changement d’entraîneur et de directeur sportif pendant l'été), rien n'est venu écorner l'image qui colle au capitaine du Stade Rennais: celle d'un joueur régulier, humble, sympa, proche des supporters et profondément attaché à son club et à sa ville. La candidature de l'an passé avait mis en lumière son parcours depuis son entrée au centre de formation à l'âge de quinze ans en 2001, lui qui a récemment dépassé les 200 matches de L1 sous le maillot rennais. Un total qui en fait le dixième joueur de l'histoire du club au nombre d'apparitions en équipe professionnelle, classement dont il occupera probablement la sixième ou septième place en fin d'année.

 

 

À propos de son premier contrat professionnel, il sourit: "Moi c'est juste à chaque fois. Je sais qu'il faut s'arracher." [1] Cette devise peut être étendue à toutes les étapes de sa carrière. Souvent titulaire, jamais indiscutable, Romain Danzé n'a jamais été, ni prétendu être, le meilleur ni le patron. Baladé à tous les postes du milieu et de la défense, il répond toujours présent par l'engagement, la patience et l'intelligence de jeu. L'arrivée de Philippe Montanier à la place de Frédéric Antonetti n'est pas venue changer cette situation: titulaire la majorité du temps sur le côté droit de la défense, auteur d'un début de saison correct dans une équipe décevante, il lui est arrivé également d'être délocalisé au poste de milieu axial.

 

En tant que joueur, il semble parfois se considérer d'abord comme le premier des supporters. En témoigne le lien privilégié qu'il entretien avec ces derniers, que ce soit au stade ou sur les réseaux sociaux dont il est un adepte, et qui ont su se mobiliser pour lui au point d'influer sur sa prolongation de contrat au moment où son départ pour Saint-Étienne était dans l'air. À Ouest-France, peu avant la finale perdue contre les Verts, il confie: "Moi, je n’en ai connu qu’un [de club]. (...) Je pense que l’amour du maillot, ça existe quand même. Moi, en tout cas, j’aime le Stade Rennais, j’aime le club, je lui dois tout. Et avec le temps, je connais tous les gens qui y travaillent." Sa popularité est telle que s'installe à son égard une certaine mansuétude, où l'humain semble parfois prendre le pas sur le sportif, ce qui est rare dans le monde pro. L'intéressé le reconnaît d'ailleurs volontiers: "C’est sûr que moi, j’ai un traitement particulier, un statut particulier. J’ai plus de marge par rapport à d’autres. Je pense que le public me pardonnerait plus de choses. Pas le coach. Et heureusement d’ailleurs."

 

Pour Romain Danzé, sous contrat jusqu'en 2016 et qui se voit finir sa carrière à Rennes, la conquête du Ballon d'Eau fraîche pourrait être le plus réaliste de ses objectifs, confiés dans une interview au site Stade Rennais Online: "Depuis la finale de la Coupe de France en 2009, l’objectif c’est de gagner quelque chose, ou d’obtenir une place en Ligue des champions. Depuis 2009, j’ai vraiment pris conscience que les gens n’attendent que cela. Le jour où ça arrivera, ça sera quelque chose d’inimaginable. J’aimerais offrir ça aux supporters, et le vivre en tant que joueur." À moins qu’il ne pousse la symbiose avec son club de cœur jusqu’à se classer presque vainqueur tous les ans?

 


Point fort
Symbole breton, il pourrait bénéficier du report des voix qui avaient sacré Arnaud Le Lan l'an dernier.
 

Point faible
Avec les récentes inondations, la Bretagne a déjà eu son quota d’eau fraîche pour dix ans.
 

Le slogan de campagne
"Attention, Danzé!"

 

[1] Citation tirée d'une excellente interview en trois parties dans le journal Ouest-France.

 

 

 

 

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