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Caen Did et Julien Momont

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Ballon d'Eau Fraîche 15/16, les candidats : Nicolas Seube et Pantxi Sirieix

Chaque année, Nicolas Seube et Pantxi Sirieix sont au rendez-vous du Ballon d'Eau Fraîche. Mais l'un des deux finira-t-il par enfin l'emporter? 

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Nicolas Seube, Tsar à domicile

Mais voici que surgit parmi les champions hors des lignes Ce Héros Nicolas Seube, qui apprit le maniement de la balle dans sa belle Toulouse natale et règne aujourd’hui sur les Malherbistes chevelus. Regardez le fils d’Apollon briser là d’un gros tacle, là d’un tampon les attaques adverses et sonner la contre-attaque d’un puissant cri de guerre.

 

 

S’il n’a finalement rien gagné d’homérique, Nicolas Seube a tout obtenu au mérite. Le respect, l’élégance, la classe, tout ça ne s’achète ni ne se vend. Bien que formé au Téfécé, Ce Héros est l’homme d’un seul club pour lequel il disputa tous les matches (480) de sa désormais longue carrière : le Stade Malherbe Caen. Quinze saisons durant lesquels Seube, ce bel éphèbe, ce brave père de famille, ce Bas-Normand d’adoption se bat, se blesse, se ballade à gauche, à droite et au milieu, saborde un match ou deux, sublime un ou deux autres, s’oublie parfois, s’obstine souvent, se bidonne dans le vestiaire et se branche avec les adversaires, sabre le champagne, s’en balance du foot-business et finalement se bonifie. Il n’a pas d’agent, car "un agent c’est utile pour quitter un club, pas pour y rester", et même une fois sa carrière de joueur terminée il "souhaite rester au club et continuer à y travailler : en tant que formateur, bénévole, dans la communication ou dans l’éducatif…"

 

Que l’on ne s’y trompe pas, tout demi-dieu qu’il est le footballeur dont on parle n’a point construit sa renommée sur le talent, le palmarès ou quelque trait de génie immortalisé par son nom, sauf à considérer cet improbable tour sur soi / perte de balle comme une « spéciale » digne de figurer dans les livres d’Histoire. Lucide, le milieu de terrain affirme : "J’ai besoin d’être en contact avec les gens, que je sois bon ou mauvais, je veux qu’on me le dise clairement." Capitaine durant quelques saison, Nicolas Seube a depuis lâché le brassard sans pour autant se délester de ses responsabilités : "Je fais partie des quatre qui encadrent le vestiaire. […] Tous, par notre expérience et notre vécu, on peut donner des conseils et aider le groupe à bien vivre."

 

Il a donc connu les montées et les descentes ("un déchirement à chaque fois") sans jamais pour autant quitter le navire, même lorsque les sollicitations se firent plus pressantes, notamment en 2009. Nicolas Seube, c’est l’idole du peuple rouge et bleu que l’on croise à la boulangerie, au PMU du coin ou à la sortie de l’école. Il est "conscient d’avoir un statut à part" mais ne veut pas de statue car "c’est bon pour Napoléon ou Jeanne d’Arc !" Et si l’on venait enfin à lui décerner ce Ballon d’eau fraîche, il serait bien capable de le refuser au profit d’un héros plus digne à ses yeux. Mais lui n’est pas un héros ; il est Ce Héros.

 

Point fort

Il pourrait tout aussi bien réparer votre ballon d’eau chaude.

 

Point faible

Il est né à To Lose.

 

Slogan

"Seube c’est bien !"

 

 

Pantxi Sirieix, la dernière chance

C’est devenu une habitude: quand Toulouse va mal, on appelle le soldat Sirieix à la rescousse. Jamais utilisé par Dominique Arribagé en Ligue 1 cette saison, le milieu de terrain a été sorti du placard par Pascal Dupraz dans son opération maintien. Bien lui en a pris: son joueur de trente-cinq ans a signé deux passes décisives contre Caen et Bastia, en 75 minutes passées sur le terrain. À ce rythme, Pantxi Sirieix deviendra bien trop bon pour postuler au Ballon d’Eau Fraîche...

 

 

Quatrième du trophée l’an dernier, Pantxi Sirieix avait annoncé, il y a un an, que cette saison serait sa dernière. C’est donc maintenant ou jamais pour honorer une carrière exemplaire, dix-sept années professionnelles réparties entre Auxerre, son club formateur, et Toulouse. L’incarnation parfaite du “joueur de club”, comme le jugeait son ancien entraîneur Alain Casanova. “Un joueur de devoir qui ne déçoit jamais, par ses performances ou son attitude” pour son ancien coéquipier Daniel Congré. Oui, on avait déjà utilisé ces citations la saison dernière, mais le personnage n’a pas changé.

 

Mais quels faits d’armes cette saison, direz-vous? Très peu utilisé, donc, le Basque n’a pourtant pas fait de vagues, bien au contraire. Il a toujours tenté de tirer le Téfécé vers le haut. “Quand je ne jouais pas, j'essayais d'apporter ce que je pouvais même si c'est sur le pré qu'on est le plus influent, confiait-il à La Dépêche du Midi début avril. Quand il y a un changement de coach, les cartes sont redistribuées. C'est vrai que ça fait du bien de pouvoir s'exprimer sur le terrain.” Son expérience y est précieuse, comme dans un vestiaire jeune et cosmopolite.

 

Pour échapper aux difficultés du foot, il gère toujours son centre de rééducation et de kinésithérapie pour les chevaux. Le prototype du joueur “normal”, si cela veut dire quelque chose. Les pieds sur terre, du recul sur le foot et l’intelligence d’avoir déjà pensé à son après-carrière. “Les gens s'identifient à des joueurs comme moi, admettait l’international basque (trois sélections avec le maillot euskadi) il y a deux ans. Je ne suis pas le meilleur de l'équipe mais je donne tout, je ne triche pas. J'ai quelques valeurs et je ne me prends pas au sérieux. Les supporters me le rendent bien.” Vous pouvez d’ailleurs vous attendre, dans les joueurs qui viennent, à un soutien massif sur Twitter de son fan numéro un: Pantxi Durex.

 

Point fort

Il est le marque-page du meilleur livre de football de l’univers.

 

Point faible

Il se fait voler la vedette par son entraîneur.

 

Slogan

Est-ce que ce monde est Sirieix?

 

 

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