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Roger Cénisse et Julien Momont

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Ballon d'Eau Fraîche 15/16, les candidats : Hatem Ben Arfa et Jérémie Bréchet

Hatem Ben Arfa et Jérémie Bréchet, deux anciens de l'OL revenus en Ligue 1 après des passages à l'étranger, inaugurent la présentation des candidats du Ballon d'Eau Fraîche 2015/16. 

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Hatem Ben Arfa, pour le plaisir du jeu

Hatem Ben Arfa Ballon d'Eau Fraîche? L'idée aurait pu faire rire il y a seulement un an et demi, alors que le natif de Clamart était en pleine disgrâce chez les Magpies, après un prêt raté à Hull City et une incompréhension notoire avec Alan Pardew.

 

 

Depuis, l'international français a rencontré Claude Puel, a failli s'engager à Nice à l'hiver 2014, transfert raté de peu à cause d'une interprétation un peu trop zélée des règlements par la FIFA. Alors libre, Ben Arfa aurait pu signer n'importe où ailleurs en juin – et les propositions alléchantes n'ont pas manqué. La Turquie et l'Asie étaient prêtes à faire un pont d'or à l'ex-Marseillais. Mais Hatem avait donné sa parole au président Rivère. Fidèle à sa parole donnée, il s'entraîne seul, entretient sa condition physique et signe à Nice quasiment dès l'ouverture du mercato d'été.

 

De dribbles dévastateurs en passes précises, Ben Arfa régale sur les pelouses de L1, en n'oubliant pas de se mettre au service du collectif, endossant sans barguigner le rôle de grand frère pour des gamins comme Koziello et les autres, dans l'effectif le plus jeune de L1. Il va porter le club aux portes de la C1. Et au fil des interviews transparaît ce qui semble être le moteur du nouveau Ben Arfa: le plaisir. Plaisir de jouer, plaisir de marquer, plaisir d'évoluer dans un collectif, comme à la fin de ce Saint-Étienne-Nice où il déclarera aux micros de Canal+ qu'il "aurait aimé que ça dure trois heures tellement ils prenaient de plaisir sur le terrain". Et même lorsqu'il enverra une pique sur le style des Angevins, c'est encore la notion de plaisir du jeu qui guidera sa réaction.

 

Le plaisir et les challenges, évidemment. Lors d'une interview récente à L'Équipe, Ben Arfa fermera clairement la porte à un départ vers l'un des pays où les dollars coulent à flots pour les grands noms en préretraite. Il se murmure même qu'il serait prêt à rester à Nice si le club se qualifiait pour la Ligue des Champions … ce qui fait rêver les supporters des Aiglons. Quant à lui, Ben Arfa a deux rêves: l'Euro 2016, et le Ballon d'Or. Ces ambitions qui pouvaient prêter à sourire avant sa rédemption, quand il "ne lui rest[ait] plus qu'une vie", comme dans Mario. Aujourd'hui, elles semblent un peu moins loufoques, l’Euro en particulier.

 

Le Ballon d'Or. Il en "rêvait à Hull, en rêvait quand il a commencé le football, en rêvera tant qu'il jouera", dira-t'il dans L'Équipe. Comme tous les supporters rêvaient de ça gamin et s’imaginaient marquer le but vainqueur de l'Euro ou du Mondial, même sur des cages avec deux pulls posés par terre. Car en fait, le Ben Arfa nouveau, c'est un peu ce gosse qu'on a tous été. Amoureux du foot, du jeu, des rêves plein la tête, avec un tout petit peu plus de talent.

 

Point fort

Le plaisir qu'il prend sur le terrain et qu'il donne à ceux qui le regardent.

 

Point faible

Il a joué en Premier League.

 

Slogan

Survivre à 1987 est possible.

 

 

Jérémie Bréchet, le revenant

Je n’étais pas dupe: je savais qu’à trente-cinq ans, ma cote était aussi élevée qu’une Twingo de 1990. Je n’allais pas lutter contre une certaine logique qui veut qu’un joueur comme moi ne trouve plus de club de Ligue 1.” Voilà comment Jérémie Bréchet détaillait sa situation au moment de rejoindre le Gazélec Ajaccio, en 2014, dans une interview pour L’Équipe en septembre dernier. L’ancien défenseur de l’OL, de l’Inter, de la Real Sociedad ou du PSV a tout de même prolongé sa carrière, parce qu’il “aime trop ça”: “J’aime le football pour le football. Ce qu’il y a autour, je m’en bats les couilles.

 

 

Son expérience l’a amené à prendre du recul sur ce milieu qui lui a permis de très bien gagner sa vie, “un environnement compliqué” qui l’a aussi mené à d’inévitables dérives. “J’ai perdu beaucoup d’argent dans les voitures, j’ai fait des conneries. (...) N’est pas Mickaël Landreau qui veut! Lui, il était mature à douze ans!” Lucidité sur son niveau et son milieu: check.

 

S’il compte huit clubs différents dans un parcours professionnel long de dix-huit ans, Bréchet a aussi, à ses débuts, rempli le critère de la fidélité en refusant le Barça lorsqu’il évoluait encore à l’OL: “Je leur ai dit non direct. Sans parler d’argent. Je les ai uniquement rencontrés par courtoisie, mais à aucun moment je ne voulais partir. Pourquoi? Parce que je suis Lyonnais. Lyon, c’est ma ville, mon club, mes potes.” Il avait également baissé son salaire en revenant à Sochaux après son passage aux Pays-Bas, un choix dicté par l’envie de retrouver de meilleures conditions de vie pour sa famille.

 

Aujourd’hui, c’est le Gazélec qui bénéficie de son savoir, même s’il est désormais loin du niveau qui lui avait permis de décrocher trois sélections entre 2001 et 2003 (lors de la Coupe des confédérations notamment). Capitaine courage, défenseur solide et propre (à peine huit fautes commises en vingt-trois matches et aucun carton reçu!), il est disponible et ne se prend pas la tête. Après un déplacement au Vélodrome, il avait même ironisé sur quelques relents suspects dans l’enceinte phocéenne.

 

 

Bref, Jérémie Bréchet n’est peut-être pas le candidat le plus saillant à l’échelle du Ballon d’Eau Fraîche, mais il est une valeur sûre, déjà présent lors de la toute première édition avec une belle quatrième place (vous pouvez relire son portrait d’alors, mais essayez de vite oublier que Brandao était aussi candidat à l’époque). Il mériterait bien un podium, non? 

 

Point fort

Les nostalgiques d’Omar Daf, jamais titré, peuvent voir en lui son héritier.

 

Point faible

Son compère en charnière centrale, Rodéric Filippi, devrait récupérer tous les votes corses.

 

Slogan de campagne

Bréchet BG

 

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