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Curtis Midfield

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Chronique de l'entre-deux

A la porte du Graal

Comme le disait Joe Dassin "le Portugais dans son habit tout rouge ressemble un peu à un épouvantail". Nous en faisons notre favori de coeur (après qui vous savez).
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Les deux premiers quarts de finale disputés ce samedi ont confirmé que cet Euro est celui de la logique. A ce petit jeu les vainqueurs de ce soir devraient être les Pays-Bas et les Français intrinsèquement plus forts que leurs rivaux du moment. Dans ce dernier carré (encore virtuel), le Portugal parait le moins bien armé. Pourtant, si nous n’étions pas supporters Français, nous aimerions que ce soit lui le vainqueur de cette compétition. En effet, jusqu’à présent, il nous a offert le meilleur spectacle. Ces matches contre l’Angleterre ou la Turquie nous ont, par moments, enchanté. Composée de joueurs dotés d’une technique supérieure, cette équipe a su acquérir la rigueur tactique et la maturité qui lui ont fait si longtemps défaut.
Les rouges et verts ont pratiqué le meilleur jeu collectif de cet Euro. Que ce soit sur le plan défensif ou en attaque, la fluidité de leurs enchaînements et la variété de ceux-ci nous ont laissés plus d’une fois sans voix. Son attaque ne se distinguant pas par une vélocité comparable à celle des Français ou par une masse physique digne de celle des Hollandais, il lui a fallu trouver des atouts différents que son jeu en mouvement a su lui apporter.
Mais la maîtrise collective ne serait rien sans l’apport individuel de certains joueurs. Les Portugais disposent ainsi de remarquables talents aussi bien au milieu qu’en attaque. Paulo Sousa pourrait ainsi bien être le revenant de la fin de tournoi. Bon récupérateur, ce milieu de terrain défensif est capable d’orienter le jeu très tôt. Dans cette tâche il peut être aidé par Conceiçao qui sur le coté droit fournit un travail considérable que ce soit au milieu ou en tant qu’ailier droit. Mais il est évident que l’équipe repose principalement sur ses joueurs à vocation offensive. Rui Costa est ainsi chargé de diriger le jeu dans l’axe. Capable d’alterner passes courtes et accélérations balles au pied, il peut à tout moment offrir un ballon décisif à un des ses attaquants. De surcroît, il dispose d’une bonne frappe ce qui ne gâche rien. Dans ce domaine, difficile de ne pas évoquer la star de cette équipe, Luis Figo. Favori pour figurer sur la plus haute marche du podium des meilleurs joueurs du tournoi, il a, sans doute, été le sauveur de son équipe. En effet, sans sa frappe monumentale contre les Anglais, il y a fort à parier que le Portugal n’ait jamais pu revenir dans ce match. Mais le joueur a démontré bien plus encore. Pouvant jouer aussi bien au milieu qu’en faux ailier gauche, il est le créateur de la sélection. Il provoque les ruptures et les déséquilibres dans la défense adverse mais peut aussi orienter le jeu même cantonné sur le coté gauche comme ce fut le cas pendant la plus grande partie du match contre la Turquie. Quant à sa qualité de centres, elle n’a rien à envier à celle du falot Beckham.
Seule réserve concernant cette équipe pour en faire notre choix numéro un pour le titre (en dehors du fait qu’elle jouera peut-être les bleus en demi-finale), son inconstance et sa propension à jouer par périodes. Ainsi avant d’ouvrir le score contre la Turquie, elle a longtemps tourné au ralenti semblant être quelque peu paralysée par l’enjeu. Face aux ténors qui restent, cette faiblesse pourrait bien lui être fatale. Dommage car sur le plan du jeu, avouez qu’un France - Portugal mériterait bien une finale.
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L'Euro 2000


Pierre Martini
2012-06-23

L'heure bleue

À la fois délice et supplice, les moments qui précèdent un match de phase finale permettent d'imaginer la victoire. Même s'il s'agit d'affronter l'Espagne.


Jamel Attal
2000-07-05

L'Italie est de retour

Qui attendait l'équipe italienne en finale et surtout à ce niveau? Car si nous avons pu ironiser à loisir sur son retour au catenaccio traditionnel, il faut bien lui reconnaître un excellent match à Rotterdam, qu'elle a d'ailleurs presque gagné. Les tifosi pourront se consoler un peu en considérant le parcours exceptionnel de leur équipe.


Pierre Martini
2000-07-04

Une statue pour Emil Kostadinov

En définitive, la frappe invraisemblable de l'attaquant bulgare en novembre 93 fut le big bang de la sélection tricolore, à l'origine de toutes ses victoires actuelles. Les voies du football sont impénétrables, mais le chemin des Bleus a semblé ensuite tout tracé…


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