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L'Atelier

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Les Bleus lèvent le volcan

50 preuves que les années 80 étaient mythiques

Après les années 90, trempons notre madeleine dans le football coloré des Eighties.

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La France était championne olympique à Los Angeles et Michel Bibard pleurait comme à chaudes larmes sur le podium. 

 

On recevait l'album Panini annuel en cadeau dans Pif Gadget, entre les pois sauteurs du Mexique et la machine à faire les œufs carrés. 

 
Vahid ne s'appelait pas Coach et il souriait à chaque fois qu'il inscrivait un but avec le FC Nantes – c'est-à-dire chaque week-end. 
 
Le jeu à la nantaise connaissait son apogée lors de la saison 1982/83 avec la bande de Coco Suaudeau et les Bossis, Kombouaré, Ayache, Touré ou Halilhodzic. José Touré "le Brésilien" marquait un but d'anthologie lors d'une finale de Coupe finalement remportée par le PSG de Safet Susic.
 
 
 
Strasbourg champion en titre allait défier l'Ajax d'Amsterdam en quart de finale de Coupe des clubs champions, Sochaux tapait l'Eintracht Francfort sous la neige avant d'aller jusqu'en demi-finale de Coupe UEFA, Metz gagnait 4-1 au Camp Nou et le TFC éliminait le Naples de Maradona.
 
Louis Nicollin était en phase avec son époque, Carlo Molinari avait déjà l'air vieux. 
 
On s'est abonné à Canal pour voir des Juventus-Napoli, avec une fourchette en guise d'antenne sur le balcon. 
 
Le Vélodrome entendait "Jump" pour la première fois en août 86 pour OM-Monaco. 
 
On vivait le rêve à Lescure lors de l'affrontement entre les Girondins de Giresse et la Juve de Platini en demi-finale de C1, avant de connaître le cauchemar du Heysel en finale. 
 
Jean-Michel Godart, le goal lavallois, déclarait à propos des joueurs du Dynamo Kiev (que Laval avait éliminé en Coupe de l'UEFA): "Ils nous ont pris pour des schtroumpfs, on les a bien schtroumpfés." 
 
Les mamans floquaient elles-mêmes sur les maillots, avec un fer à repasser, le numéro du joueur préféré. 
 
Les joueurs célébraient leurs buts de façon spontanée et maladroite, et ça nous valait la plus belle image de l'histoire du foot français: Alain Giresse courant et agitant ses poings, le visage illuminé après avoir inscrit le but du 3-1 contre l'Allemagne à Séville. 
 
Les Verts étaient capables de gagner 6-0 contre Eindhoven ou 5-0 à Hambourg, avant de s'effondrer en quart de finale contre Mönchengladbach ou Ipswich Town. 
 
Platini marquait un triplé lors du premier match officiel au stade de la Beaujoire (5-0 contre la Belgique du jeune Scifo) avant d'atteindre le total de 9 buts en 5 matches dans le même Euro et de donner à la France son premier titre international. La France avait la plus belle équipe du monde.
 

 
 
On portait le maillot de l'Autriche et surtout le short avec le n°9 (seul dans le genre) de Johann "Hans" Krankl dans la cour de récré. 
 
JPP faisait la bise à François Mitterrand. 
 
Gary Lineker était quand même plus classe que Wayne Rooney. 
 
Au Mundial 82, la plus belle équipe du Brésil depuis 1970 enchantait la planète foot avec sa quintessence de football offensif pour finalement se fracasser sur le réalisme italien et un Paolo Rossi en état de grâce. 
 
On tirait 4.557 coups francs pour essayer de reproduire celui du 18 novembre 1981. Des fois, on y arrivait. 
 
Olivier Rey, Dominique Grimault et Pierre Salviac n'étaient ni vieux, ni réacs, et bien tenus par Robert Chapatte. 
 
On écoutait Dniepr-Bordeaux sur l'autoradio Blaupunkt de papa, à quatre dans la voiture. 
 
Rui Barros faisait huit centimètres de moins que Valbuena mais ne passait pas son temps à se rouler par terre. 
 
Philippe Fargeon était l'avenir du foot français. 
 
Pour être sélectionneur de l'équipe de France, il fallait se nommer ou se prénommer Michel. 
 
Grâce à la deuxième division à deux groupes, on regardait dans l'atlas où se trouvaient Saint-Dié, Tavaux, Montmorillon, Noeux-les-Mines, Viry-Chatillon, Blénod, Bourg-sous-la-Roche, Chaumont, Saint-Dizier, Saint-Seurin et Lyon. 
 
On a aussi découvert l'existence de Chamois à Niort. 
 
 
 
Didier Six devenait Dündar Siz pour rejoindre Galatasaray, point d'orgue d'une carrière de globe-trotter à côté de laquelle celle de Xavier Gravelaine fait petit joueur. 
 
La réponse à la blague "Qu'est-ce qui est rouge et noir, qui monte et qui descend" était "le Stade Rennais". 
 
Le VRAI renard des surfaces s'appelait Daniel Xuereb. 
 
Jean-Marc Ferreri était présenté comme le nouveau Platini. Aujourd'hui, c'est juste le nouveau Larqué. 
 
Joël Bats n'était pas un barbapoux tirant la tronche sur les bancs de touche mais un gardien surdoué capable de qualifier l'équipe de France pour une demi-finale de Coupe du monde, d'écrire des poèmes et même de vaincre une timidité patente en chantant ses propres chansons intimistes devant des coéquipiers un peu gênés. 
 
Tu pouvais te faire offrir la panoplie de l'équipe de France pour ton Kiki.
 
La Ligue des champions s'appelait la Coupe d'Europe des clubs champions, et seuls les champions avaient le droit de la jouer. 
 
Le débat qui enflammait les cours de récré n'était pas Messi contre Ronaldo mais Glenn Hoddle contre Mark Hateley. 
 
Il n'y avait que deux remplaçants et les joueurs étaient numérotés de 1 à 13. 
 
On n'avait pas encore entendu Michel Hidalgo raconter 1779 fois l'anecdote de l'émir descendu sur la pelouse pour France-Koweit. On avait vu la scène. 
 
Le Barça perdait une finale de C1 face à un club roumain, Hambourg ou le PSV pouvaient remporter le trophée. 
 
Le short en satin se portait au ras du slip. 
 
René Girard portait la moustache (Guy Lacombe aussi), Thuram avait la coupe de MC Hammer et Leboeuf des cheveux, Chelsea jouait la plupart du temps en D2 anglaise et l'on n'entendait jamais parler de ce club "mythique", pas plus que d'Arsenal, Alex Ferguson entraînait Aberdeen FC, José Anigo était un minot. 
 
On pouvait voir des matches de minimes, cadets ou juniors en ouverture des pros.
 
Le PSG se faisait éliminer soit par la Juventus de Turin, soit par des clubs belges, hongrois et tchèques dont certains n'existent même plus aujourd'hui. 
 
Maradona arrivait à San Paolo en hélico, Claude Bez au Vélodrome en limousine. 
 
C'était tous les week-ends qu'il y avait des multiplexes à dix rencontres qui partaient dans tous les sens. Et quand un commentateur ouvrait à fond son micro, ce n'était pas pour hurler sur une touche marseillaise mais parce qu'il y avait un BUT A LAVAAAAAAAAL!!! 
 
Il n'y avait pas de Yoann, de Jérémy ni de Kevin. Par contre il y avait des Michel, des Didier, des Thierry et des Alain. 
 
Bruno Bellone était Lucky Luke et pas SDF. 
 
On rêvait de tenter sa chance au Précifoot chez Didier Roustan et de faire mieux que Gérald Passi. 
 
Aucun joueur du championnat de France ne psalmodiait "L'important, c'est les trois points", vu qu'il n'y en avait que deux en jeu. 
 
Il y avait plus de moustachus que de chauves, et de Joël Tanter à Carlos Valderama en passant par Fernando Chalana, la civilisation n'avait pas encore décidé l'éradication du poil. On se laissait même pousser la barbe tant qu'on se qualifiait en Coupe.
 
Quand l'équipe de France partait jouer la Coupe du monde, elle avait droit à une chanson interprétée par Carlos, Sim, Philippe Lavil, Herbert Léonard, Patrick Sébastien, Sacha Distel, Marcel Amont, Michel Boujenah, Didier Barbelivien et Enrico Macias. 
 
La Coupe du monde 1986 est la dernière réussie sur le plan du jeu. 
 
 
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