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L'Atelier et La rédaction

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Shinji's Coming Home

36 points communs entre le foot et le porno

Depuis longtemps caractérisé par l'obsession de la mettre au fond ou les passions sodomites des supporters, le football n'a cessé de se rapprocher de l'industrie du X. Les preuves. Bonus: le crossover entraîneurs-réalisateurs.

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On y prend les rencontres les unes après les autres.
 

Personne n'oserait sortir dans la rue avec des fringues pareilles.
 

Sur une heure et demie, il n'y a qu’une vingtaine de minutes de jeu effectif.
 

On sent bien que les acteurs en rajoutent au moindre contact.
 

Les gros plans ne servent à rien et font rater toute l'action.
 

Les carrières sont courtes et demandent beaucoup de sacrifices.
 

La fidélité n'est pas le point fort des acteurs.
 

Quand on essaie de faire la même chose qu'à la télé, on s'aperçoit que c'est très technique.
 

Il faut être vraiment passionné pour s'intéresser aux amateurs.
 

Le streaming n'est pas toujours de bonne qualité.
 

Quand c'est entre filles, on a l'impression qu'il manque un truc.
 

C'est un crève-cœur de jeter les VHS et magazines de ses quatorze ans.
 

La succession de "oui" caractérise aussi bien les bandes-sons de Marc Dorcel que celles d'Arsène Wenger.
 

Les Suédoises sont super fortes.
 

Il y a souvent un bon coup à jouer sur les phases arrêtées.


On est régulièrement surpris du niveau des clubs de l'Est.
 

Personne ne veut y voir Luzenac.
 

Ce sont deux bons substituts à la guerre. Et aux insomnies.
 

La première fois qu’on en a vu, c'était sur Canal+ et c'était en crypté.
 

Moins on pratique, plus on regarde.
 

On se demande comment font les acteurs pour tenir quatre-vingt-dix minutes.
 

Il faut souvent insister pour convaincre sa compagne d'en regarder.
 

Et ensuite, il faut expliquer que non, ce n'est pas "normal" d'être gaulé comme ça.
 

Les "Oh hisse, enc…" sont tôt ou tard suivis d'un dégagement.
 

C'est la passion de Silvio Berlusconi.
 

Quand on est trop en manque, on se rabat sur les compilations.
 

Les brutalités devraient être plus sanctionnées.
 

Les acteurs sont beaucoup plus lisses qu'avant.
 

Les Grecs tiennent un rôle bien à eux.


Le préjugé que les Blacks sont plus costauds est bien ancré.


Entre l'aile de pigeon, la brouette et le petit pont, les noms des gestes techniques y sont très imagés.
 

Depuis Internet, on peut en regarder 24 heures sur 24.
 

Il est souvent question de s'imposer dans le rond central.
 

Ce ne sont pas les meilleurs mangas, mais ce sont ceux qu'on a le plus regardés.


La plupart des spectateurs s'imaginent sur le terrain.
 

En général, le groupe vit bien.
 

 

 

BONUS : SI LES ENTRAÎNEURS ÉTAIENT RÉALISATEURS…


Luis Fernandez
Autrefois à la tête de productions prestigieuses, il dut se reconvertir dans les films bon marché à la suite de brouilles répétées avec ses producteurs et ses acteurs. Optant résolument pour le gonzo, il se fit alors une spécialité des castings inattendus, des intrigues rocambolesques et des positions inédites. Décidément trop déroutant pour le public, il opère désormais dans le doublage de films étrangers.
 

Vahid Halilodzic
Bondage et domination : ici, on ne fait pas dans la dentelle. L'approche peut surprendre et rebuter les plus sensibles, déroutés face à une certaine violence visuelle. Cela peut se comprendre, même si on sent aussi de l'amour derrière les coups de cravache. En tout cas, il n'y a pas de tromperie sur la marchandise et on sait très bien ce qu'on achète. C'est parfois inégal, produit sans grand budget, mais la collection a sa petite réputation.


Diego Simeone
La star montante du milieu ne révolutionne pas les conventions mais réussit à transmettre ses convictions dans ses films. Tout le monde n'est pas bien monté, les formes sont parfois un peu disgracieuses, mais on oublie ça très vite quand tout le monde se met à la tâche. L'alchimie entre les partenaires est sans égale et la passion, la tension sexuelle, permanente. Très efficace.
 

Pep Guardiola
Surnommé le roi des préliminaires dans le milieu, il s'adresse aux esthètes et aux romantiques. Forcément, ça divise. Ceux qui aiment l'action s'ennuient ferme, arguant que tout ce cinéma avant de passer aux choses sérieuses n'est pas nécessaire. Les autres louent ses qualités de metteur en scène et sa recherche permanente du beau. Son style facilement reconnaissable a inspiré mais, désormais, il semble délaissé pour une approche beaucoup plus "droit au but".
 

Arsène Wenger
C'est le spécialiste du barely legal, dont on soupçonne les recrues de compter quelques années de moins que ce qu'indique leur carte d'identité. Est-ce parce que ces jeunes demoiselles inconnues sont peu chères qu'il les produit, ou parce qu'il déniche en elles un potentiel de futures stars? Un peu des deux sans doute. Toujours est-il que beaucoup s'identifient à ses films – notamment les plus jeunes – et qu'il reste une valeur sûre du marché.
 

Raymond Domenech
Ancien acteur de l'âge d'or de la pilosité, il passe derrière la caméra assez tôt, sans convaincre ni obtenir le moindre Hot d'or. Plus tard, il frôle la consécration avec une grosse production allemande, mais sa vedette quitte le plateau avant d'avoir tout donné. Il paie finalement sa tendance à laisser trop de liberté à ses acteurs avec une scène de vestiaire qui fait scandale. Son ultime gangbang dans un bus, filmé de loin par quarante caméras, sera jugé trop conceptuel et mettra fin à sa carrière.
 

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> Dossier

Déconneries

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2018-06-26

Le match dont vous êtes le héros

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Christophe Zemmour
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Un prodige que l’on attend sur le toit du monde mais qui peine à décrocher le titre suprême, tout en vivant dans l’ombre d’un prédécesseur génial et farceur: voilà une histoire que l’on a déjà entendue quelque part...


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[JDD #7] Irrésistibles

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