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Oublypalaï Nilezoniov

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Tribune des lecteurs - Un an après le tirage, notre lecteur globe-trotter nous emmène sous toutes les longitudes pour faire le point sur les qualifications au Mondial 2006…
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À moins d'un an de la fin des éliminatoires et avant la trêve hivernale, alors que la plupart des équipes ont déjà abandonné l'idée d'aller passer quelques jours en Allemagne en juin 2006, que l'OM a fini d'occuper la première place de L'Équipe, que Juppé est presque sorti d'affaire, que Sarko fait la gueule, que Hollande a maté Fabius, il est temps de faire le point sur des éliminatoires de Coupe du Monde passionnants. La tendance dans les différentes confédérations est la même : des favoris au rendez-vous, des outsiders dans les choux et des surprises issues du 3e rang voire du fond de la classe. Mises à part les situations africaines et sud américaines assez spéciales (des groupes énormes et dans le premier cas de nombreux favoris par groupe pour une seule place), peu de favoris sont dans les choux ou en difficulté. L'élimination de la Chine au premier tour par le Koweït étant l'exception qui confirme la règle. Alors que les Iles Salomon, le Guatemala, la Corée du Nord ou le Liechtenstein (non, pas le Liechtenstein... quoique...) ont surpris tout le monde en venant de nulle part. OCÉANIE Commençons par la zone emblématique de cette situation : l'Océanie. L'Australie affrontera en début d'année prochaine les Iles Salomon qui ont bénéficié de circonstances favorables (la victoire des Vanuatu sur la Nouvelle Zélande) et d'une bonne régularité face aux équipes de son calibre pour sortir en deuxième position de la poule finale de six, devant des All Whites pourtant en plein renouveau. Si l'Australie ne devrait guère avoir de mal à se sortir de la finale océanienne (match aller/retour), il leur restera leur gros morceau : le cinquième de la zone Amérique du Sud en match aller retour. CONCACAF La Concacaf (Amérique centrale et du Nord / Caraïbes) a rendu, à l'occasion de la dernière journée, son deuxième verdict après un premier tour sans aucune surprise. Les six équipes qui se disputeront en matchs aller/retour les trois places pour l'Allemagne et la quatrième place de barragiste face au cinquième asiatique sont connues. Les trois favoris Mexique, USA, Costa Rica sont là, même si le chemin a été plus tranquille pour le Mexique, plus convaincant pour les USA, plus passionné côté Costa Rica. Les outsiders Canada, Honduras, Salvador, Jamaïque sont tous passés à la trappe à l'occasion du deuxième tour, les deux premiers poussés dehors par une incroyable équipe du Guatemala (qui jusque-là était plus connue pour sortir le Nicaragua au 1e tour et se prendre des cartons par la suite), les deux suivants éliminés par un Panama que les frères Dely Valdes ont enfin réussi à rendre efficace. Le sixième larron étant Trinité & Tobago, qualifié plutôt grâce au tirage au sort (dans le groupe hyper facile du Mexique, avec deux autres Caraïbéens) que par son talent. Dans une poule à dix matches (matches aller-retour entre toutes les équipes), on peut penser que les trois gros devraient être à l'abri d'une mauvaise surprise (ce qui est confirmé par le sondage FIFA.com qui donne deux-tiers de chances aux trois de passer). Pour la quatrième place, celle de barragiste, nous mettrons le Panama comme favori. ASIE L'Asie attend le tirage au sort du deuxième tour (deux groupes de quatre) après avoir vécu d'haletants matches de premier tour où quelques surprises semblent confirmer la tendance observée ces dernières années, à savoir le resserrement des valeurs entre les seconds couteaux et les favoris. Toutefois, ni la Jordanie, ni l'Irak, ni les pays d'Asie Centrale (à l'exception de l'Ouzbékistan, mais qui faisait partie des favoris) n'ont pu troubler l'ordre établi. Seul le Koweït, en éliminant la Chine, a réussi cet exploit. Mais l'autre exploit est à mettre à l'actif du Liechtenstein local, la Corée du Nord, qui a réussi à sortir l'un des représentants asiatiques à la Coupe du Monde 1986 — putain, vingt ans déjà... — (les Emirats Arabes Unis), l'un des outsiders les plus ambitieux (la Thaïlande) et un pays qui taquine régulièrement les grands (le Yémen). Bel exploit, il faut le reconnaître. Mais à l'heure du verdict final, même si les deux premiers de chaque groupe seront qualifiés pour l'Allemagne et si le vainqueur du barrage entre les troisièmes affrontera avec de bonnes chances le quatrième nord-américain, les compteurs sont remis à zéro... S'il est difficile de prédire quoique ce soit avant le tirage au sort, le Japon, la Corée du Sud, l'Arabie Saoudite seront difficiles à battre, l'Iran a montré des signes de faiblesse et devra resserrer les boulons pour être assurer passer, l'Ouzbékistan et le Barhein sont très ambitieux, mais devront sortir un ou deux exploits pour se qualifier. Le Koweït risque d'être un peu juste et la Corée du Nord est là pour apprendre, mais peut être aussi pour surprendre. AFRIQUE En Afrique, la situation est finalement assez serrée. Alors que les observateurs s'attendaient à ce que les favoris soient tranquillement devant au vu de la longueur de leur banc et des éliminatoires, chacun a pu constater que ce n'est pas si facile que cela. Peut-être que le nombre important de matches a un peu trop fait baisser la pression. Ce qui fait que personne ne se détache après la moitié des matches, mais aussi que peu d'équipes ont perdu toutes leurs chances (comme l'Algérie ou le Mali par exemple). Enfin, mis à part l'Afrique du Sud qui devance d'un point le Ghana (mais le Burkina Faso, cinquième du groupe n'est qu'à trois points), aucun des favoris (et représentants africains en 2002) n'est en tête de son groupe... Certains sont même déjà très loin. La situation la plus compliquée est celle des Lions Indomptables camerounais qui avec deux nuls et une défaite sont déjà à quatre points de la Côte-d'Ivoire et à deux de la Libye. La situation tunisienne est plus complexe dans un groupe au calendrier déséquilibré par la participation tardive du Kenya, suspendu en début de compétition. Si la Guinée est aujourd'hui en tête, une victoire contre le Kenya (qui a gagné deux matches sur trois depuis son retour) permettrait au Maroc ou à la Tunisie de prendre la tête du groupe. Petit avantage au Maroc toutefois. Dans les autres groupes, l'Angola et le Nigeria ont fait un petit trou et devraient se disputer la qualification au Nigeria en juin prochain. Dans le dernier groupe, où le Mali déçoit en étant sixième et largué, ce sont le Togo, la Zambie et le Sénégal qui se partagent le leadership et devraient se battre jusqu'au bout. AMÉRIQUE DU SUD En Amérique du Sud, dans un championnat au long cours fait pour eux, l'Argentine et le Brésil caracolent devant dans cet ordre. Derrière, seule la Bolivie semble décrocher, car les sept autres équipes se tiennent en trois points. Même si l'on peut observer des tendances de fond différentes entre une Colombie ayant raté son départ et revenant fort, et un Venezuela qui semble s'essouffler après un départ canon, personne n'est donc définitivement éliminé pour les deux dernières places qualificatives (occupées aujourd'hui par le Paraguay et l'Equateur) et la place de barragiste (face à l'Australie) que détient comme en 2002 l'Uruguay. On pourrait presque parier que la Colombie viendra déloger l'un des trois précités, alors que le Chili, le Pérou et le Venezuela risquent d'être un peu justes pour accrocher le bon wagon. EUROPE Enfin pour l'Europe, où la lecture des classements est difficile en raison du déséquilibre des groupes et des calendriers, quelques favoris déçoivent (France, Danemark) mais peu semblent en mesure d'être éliminés. Les Pays-Bas et la République tchèque sont toujours au coude à coude (alors que la Roumanie et la Finlande semblent dépassées), mais si la victoire des Bataves à domicile leur donne un petit avantage. Le Danemark, décevant, profite de la déception encore plus grande de la Turquie et de la Grèce pour garder la main, mais l'Ukraine risque fort de venir rafler la mise. Le Portugal semble pouvoir se permettre des écarts comme le match nul au Liechtenstein vu la faiblesse de l'opposition dans ce groupe où une Russie toujours aussi instable et une Slovaquie solide et sérieuse semblent être à la lutte pour la deuxième place. La France, quant à elle, semble en retrait face à l'Irlande, mais a-t-on besoin de s'attarder sur ce cas-là... L'Italie, en raison d'une défaite en Slovénie, voit revenir cette dernière et la Norvège, mais garde une marge largement assez grande pour assurer l'essentiel. L'Angleterre, sérieuse dans un groupe à sa main, garde elle aussi une marge de sécurité importante sur la Pologne qui revient très en forme. L'Espagne devra resserrer les boulons après deux contre-performances en Bosnie et Lituanie pour éviter le retour d'une Serbie-Monténégro en forme après sa victoire 2-0 en Belgique (qui élimine quasiment les Diables rouges). Enfin, la Suède garde sa petite longueur d'avance sur la Bulgarie et la Croatie, mais devra éviter absolument tout nouveau faux-pas comme celui de la défaite à domicile face aux Croates.
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